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Desserts Glacés/Acquisition R&R racheté par le fonds d’investissement français PAI

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Le fonds d’investissement français PAI a conclu un accord avec son homologue américain Oaktree pour lui racheter sa participation de 82% dans le fabricant de glaces et desserts R&R. Il en est l’actionnaire principal, les 18% restants étant détenus par les cadres du groupe. Oaktree est présent dans la société depuis qu’il avait racheté en 2005 le britannique Roncadin qu’il fusionnera en 2006 avec Richmond Foods qu’il venait de racheter.
Le prix de rachat serait de 850 millions d’euros et serait financé en grande partie par le produit de la revente à l’allemand Intersnack de l’activité snacks d’United Biscuits en fin d’année 2012. Selon le LZ, pour Colm O’Sullivan qui suit le dossier chez PAI, « rien n’est encore signé, mais il y a des discussions en cours ». Il faut toutefois mettre les derniers détails au point selon lui. R&R, dont le chiffre d'affaires est ressorti à 600 millions d'euros en 2012, n’a jamais cessé de croître par des rachats successifs ( les glaces de Nordmilch, la société Schröer Eis GmbH, 70% de Kelly's of Cornwall, Pilpa en France en 2011 et dernièrement Durigon Gelato en Allemagne. Ce n'est pas la première fois que PAI achète des actifs dans le secteur agro-alimentaire, après le français Yoplait en 2002 et le britannique United Biscuits en 2001. Le management de R&R resterait en place.

Quid du dossier Pilpa ?

Le repreneur aura la lourde tâche de gérer le dossier Pilpa, dont R&R veut fermer le site de production de Carcassonne. Les experts mandatés par le comité d'entreprise de Pilpa ont contesté la justification économique avancée pour fermer cette usine, la direction réfutant les arguments avancés par ceux-ci. Lors d’un comité d’entreprise qui s’est tenu le 26 avril à Carcassonne, le cabinet Progexa mandaté par le CE a fait valoir que l’argumentation apportée par la direction de R&R Ice Cream, propriétaire de Pilpa depuis septembre 1991 ne justifie en rien la fermeture du site de Carcassonne qui compte 114 salariés, invoquant des surcapacités en France et la nécessité de réduire les coûts pour sauvegarder la compétitivité afin de préserver d'autres emplois ailleurs en France. Le groupe britannique estime de son côté que le rapport de Progexa est « déconncecté de la réalité ». Il en veut pour preuve « un marché français de la glace en très forte baisse en 2012 » marqué par « une consommation historiquement basse pour les ménages ». Le rapport met également en doute la réalité des propositions de reclassement dans les autres unités du groupe, et qui concernent 104 des 114 salariés (80 en France et 24 à l'étranger) contenues dans le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) présenté par la direction. Ce plan en est à sa troisième version, la justice ayant refusé les deux précédentes. Le CE doit rendre son avis sur ce PSE lors d'une nouvelle réunion prévue le 16 mai.

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