L’industriel ouvre une deuxième boutique, après celle du Puy-en-Velay (Haute-Loire) où il est installé. Elle lui servira à tester ses nouveaux produits et mieux connaître les attentes d’une clientèle de plus en plus adepte du flexitarisme.
Sabarot profite à plein régime de l’essor du flexitarisme. En 2017, son chiffre d’affaires a grimpé de 5 millions d’euros pour atteindre 47 millions d’euros avec ses mélanges de céréales, ses graines, ses légumineuses et ses champignons. L’entreprise, qui fait la moitié de son chiffre d’affaires avec la GMS (dont 50 % avec les produits en MDD), veut aujourd’hui faire rayonner sa marque et mieux connaître ses clients. « C’est pour cela que nous ouvrons une deuxième boutique après celle du Puy-en-Velay, où la clientèle est surtout touristique et pas forcément représentative de nos clients français », explique Antoine Wassner, président de Sabarot. À Lyon, le point de vente s’est installé dans le 2e arrondissement, dans un quartier très commerçant où les produits maison sont particulièrement valorisés. La boutique permet d’informer les clients sur l’origine des produits, les méthodes de transformation, la traçabilité, et les recettes qu’on peut élaborer. Sabarot a investi 400 000 euros pour le droit au bail et l’aménagement de la boutique. « On se donne une année pour voir si nous continuons de développer les boutiques dans toute la France ou bien si l’on s’en tient à quelques-unes », prévoit Antoine Wassner.
Des graines pour répondre à la mode du topping
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« Nos produits sont utilisés par les consommateurs de plus en plus adeptes d’alimentation végétale », selon le président. Une nouvelle gamme en profite particulièrement : les graines biologiques sous la marque Graines Up, qui répondent à la demande des amateurs de toppings pour les céréales de petit-déjeuner faites soi-même (porridges) et de salades agrémentées de graines. Les ingrédients biologiques représentent déjà un quart du chiffre d’affaires de Sabarot, qui vend ses produits essentiellement en grandes surfaces alimentaires généralistes.
Outre la boutique, l’entreprise investit régulièrement dans le développement des capacités de production. « Nous avons un plan d’investissement dans le matériel d’un million par an sur trois ans qui se termine en 2019 » selon le président. En outre, le site du Chaspuzac (Haute-Loire) s’est agrandi de 2000 m2 en 2016, et va s’étendre de 2 500 m2 d’ici le printemps 2018 pour un total de 3 millions d’euros (usine, matériels et bureaux). Ces investissements sont financés avec l’appui des partenaires bancaires, les actionnaires familiaux n’ayant pas la volonté pour l’instant d’ouvrir le capital de l’entreprise.