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S’adapter au marché… et garder la capacité d’inventer

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Qui dit production intégrée dit allongement des rotations et diversification des cultures. Nicolas Munier-Jolain, de l’Inra de Dijon, travaille sur la faisabilité technique des systèmes intégrés. Il s’est donc intéressé à la question des débouchés. « Nous avons par exemple décidé d’introduire du sorgho dans la rotation en Bourgogne, une plante intéressante sur le plan agronomique, a-t-il indiqué, le 6 mai, en colloque à Versailles. Mais nous n’avons trouvé qu’une micro-niche comme débouché ». Pourtant, « il ne faut pas se limiter aux marchés existants », a-t-il insisté. Car il est possible d’en créer. « Les collecteurs ont un rôle extrêmement fort à jouer dans cette diversification indispensable à la protection intégrée », a-t-il souligné. Sauf qu’ « aujourd’hui, c’est la production qui doit s’adapter au marché », a répliqué Jean-Marie Larcher, d’Axéréal. Compte tenu de cette contrainte, le professionnel souhaiterait que la reconception soit abordée sur des systèmes de rotations classiques. Des points de vue incompatibles ? Non, pour Jean Boiffin, de l’Inra, car la diversification des rotations ne doit pas être envisagée comme une solution définitive. « C’est un traitement expérimental », a-t-il souligné. Il produit des effets, mais ceux-ci ont encore besoin d’être analysés et pourront peut-être être obtenus plus tard par d’autres biais… Avec de l’innovation.

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