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Saf S’adapter à la crise en maîtrisant l’énergie

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Dans ces temps de crise économique et de fluctuations de prix de l’énergie, les exploitations agricoles peuvent s’adapter en économisant l’énergie et la vendant. La Saf, Société des agriculteurs de France, a consacré ses derniers Entretiens de la rue d’Athènes, le 22 janvier, sur le thème de l’énergie, « un enjeu pour l’entreprise agricole ».

La crise économique s’accompagne de fluctuations de prix des énergies non renouvelables, et, dans ce contexte de rareté, la faculté d’adaptation des agriculteurs doit s’aiguiser au niveau de l’exploitation agricole. Hervé Morize, président de la Saf, a ainsi résumé les derniers Entretiens de la rue d’Athènes, qui se sont déroulés le 22 janvier.

Plusieurs interventions ont cherché à identifier les moyens pour les exploitants d’économiser l’énergie, tant par des techniques agronomiques peu consommatrices d’énergie, comme les techniques culturales simplifiées, que par un suivi rigoureux de la consommation énergétique à la ferme. Pour ce suivi, des diagnostics sont proposés, ainsi par Total. Le groupe pétrolier a présenté son offre, à laquelle les agriculteurs ont accès en ligne. L’objectif de ce diagnostic est de calculer la balance énergétique d’une exploitation.

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Métier : énergiculteur

S’adapter à la crise consiste aussi, plus que jamais, à fournir des substrats de fermentation pour des industries en plein développement, comme l’amidonnerie. Aujourd’hui ce sont des céréales, demain et après-demain, des micro-algues, a souligné Marc Roquette, leader européen de l’amidonnerie. Dans dix ans, les carburants pour les petites cylindrées seront un mélange d’éthanol et de diesel, a ajouté Dominique Dutartre, président du projet Futurol, près de Reims.

Jean-Luc Westphal, chef d’entreprise agricole en Alsace, a quant à lui livré son projet. D’une part il s’agira pour lui de cultiver 20 hectares de cultures énergétiques : miscanthus, sorgho et ingniscum. Cette plante, qui est de la famille des bambous, peut produire 60 tonnes de matière sèche à l’hectare. D’autre part il vendra des granulés de ces plantes, qui seront déshydratées sous un abri, uniquement par la circulation de l’air ambiant. Enfin, pour parfaire son installation de production d’énergie, il est en train de poser des panneaux photovoltaïques sur cet abri de 1,6 kilomètre de long !