À l’occasion de ses 150 ans, le think tank Saf agr’idées a fait un appel à contributions "pour la réussite de nos agricultures". Le think tank en a retenu 150 et les a publiées. Adhérents et sympathisants de Saf agr’idées, agriculteurs, étudiants, enseignants, élus, citoyens, experts… les contributions sont très diverses et abordent les grandes thématiques qui taraudent le monde agricole d’aujourd’hui. Le lien entre agriculture et société est largement abordé. "Le monde agricole ne maîtrise pas son image dans le débat public", constate Fadela Benabadji, présidente de l’agence de communication RDN. Entre la presse et les agriculteurs "chaque partie doit connaître les bases du langage de son interlocuteur, sinon, même avec les meilleures campagnes de communication, le message ne sera pas compris et l’image déformée", considère-t-elle. C’est aussi le message de Louise Fresco, présidente de l’université et du centre de recherche de Wageningen aux Pays-Bas. "Peut-être que le plus grand défi pour assurer la production agroalimentaire mondiale ne réside pas dans le développement de technologies ou de nouveaux systèmes de gestion de la production agricole. […] Les racines du succès de l’agriculture se situent peut-être dans notre capacité à communiquer avec la société", souligne-t-elle. "Cela pourrait devenir le plus grand défi européen à relever dans un avenir proche". Gérard Laloi, ancien président des Brasseurs de France propose quant à lui de réhabiliter les "leçons de choses" et surtout "les cartes de France invitant aux voyages sensoriels et culinaires".
Gestion des risques, nouvelles technologies, bioéconomie, Pac, agro-écologie, bien-être animal… de nombreux thèmes sont passés au crible. Jocelyne Porcher, directrice de recherche de l’Inra propose de "mettre en place des solutions alternatives à l’abattoir, en premier lieu en développant des outils d’abattage à la ferme" comme cela existe dans d’autres pays européens. "Comment faut-il résoudre l’équation de 2050 ?" se demande Claude Roy, président du club des bio-économistes. "Sobriété, innovation et bioéconomie seront les vraies solutions de notre équation". Quant à l’agro-écologie, l’agricultrice Sarah Singla, boursière Nuffield 2011 souligne que l’agriculture de conservation lui a permis de "retrouver plaisir à travailler, redonner du sens à notre métier d’agriculteur et attirer les nouvelles générations d’agriculteurs qui souhaitent travailler avec le respect du sol".
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"Communiquer avec la société pourrait devenir le plus grand défi européen à relever dans un avenir proche"