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Production-transformation-distribution Saf : pour un haut comité défendant la réputation du secteur agricole

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La Société des agriculteurs de France (Saf), « think-tank » spécialisé dans la réflexion sur les questions agricoles, a appelé le 25 janvier à la création d’un « haut comité » défendant le secteur agricole et alimentaire face aux dénigrements et aux crises mettant en cause le secteur, lors l’édition 2012 des Entretiens de la rue d’Athènes.

À l’occasion des Entretiens de la rue d’Athènes, la Saf-Agriculteurs de France a demandé au ministre de l’Agriculture de constituer un « haut comité à la réputation du secteur agricole et alimentaire». Il rassemblerait des représentants des producteurs, des transformateurs, des distributeurs et des restaurateurs. « L’agriculteur est accusé d’être un pollueur, le transformateur d’être un empoisonneur et le distributeur d’être un voleur », a indiqué Gérard Laloi, président de la commission « agriculture et alimentation » de la Saf, et porteur de ce projet.

Le paradoxe de la réputation alimentaire française
« Notre secteur est exposé à des critiques, à des crises à répétition, au détriment de nos savoir-faire. Nous souhaitons que ce comité puisse porter haut sa vision de la qualité alimentaire », a précisé Gérard Laloi, relevant le paradoxe de la qualité alimentaire française, qui a une réputation d’excellence au-delà des frontières de l’Hexagone, mais beaucoup de détracteurs en-deçà.
Le haut comité à la réputation du secteur agricole et alimentaire serait placé sous l’égide du ministre de l’Agriculture. Bruno Le Maire a assuré la Saf de son soutien à cette initiative, dans un message vidéo retransmis lors des Entretiens.
Une table ronde qui a réuni Xavier Beulin, président de la FNSEA, Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaire, Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) et Didier Chenet, président du Syndicat national des restaurateurs (Synhorcat), a témoigné de la volonté de valoriser l’image et les produits du secteur.
« Quand le secteur des fruits et légumes aura convaincu le consommateur qu’il pourrait consacrer davantage d’argent à son budget “ fruits et légumes ”, nous aurons bien progressé », a indiqué Jacques Creyssel. Xavier Beulin a souligné à ce propos qu’il serait indispensable que les magasins remettent du personnel dans les rayons pour mettre en avant les fruits et légumes auprès des consommateurs. « Là où vous supprimez des caissières, mettez plus de personnel dans les rayons ! », a-t-il lancé.

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