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Sagas de l’été

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Il n’y a plus de saison. A voir les esprits s’échauffer – inversement au thermomètre – du côté des producteurs de fruits et légumes et de leurs homologues laitiers, la rentrée promet d’être chaude. Oubliées déjà les belles sagas de l’été mettant en scène la réforme viticole (et que dire de l’épisode surréaliste consacré à l’avertissement aux femmes enceintes sur les bouteilles d’alcool ! ), le plan de modernisation laitière et le plan climat. Elles laissent comme un arrière-goût de rendez-vous manqués. Dommage, car après une année 2003 plutôt grise, à en croire le bilan d’Agreste, nombre d’entreprises agroalimentaires, dans des secteurs sensibles aux turbulences, risquent de ne pas encore voir d’embellie en 2004. Mais foin de sinistrose, un feuilleton nous a tenus en haleine : celui de la baisse des prix des grandes marques. A ce petit jeu, quel distributeur allait se révéler le meilleur ? Le grand communicateur qu’est Michel-Edouard Leclerc n’a pas lésiné sur les moyens : il a osé la publicité comparative, et dans la foulée, pris le consommateur à témoin par voie d’affiches pour réclamer une diminution des prix plus forte encore. Carrefour s’est montré plus subtil encore. Il n’a eu de cesse, pour sa part, de démontrer que lui l’a fait, et même au-delà du seuil demandé. L’été de toutes les promesses de Gascon ?

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