Le fabricant de ravioles et pâtes fraîches Saint-Jean a engagé des travaux d’extension et de reconfiguration de son usine de Romans, dans la Drôme. L’objectif est de tripler les capacités de production pour faire face à une augmentation constante de la demande.
Installé à Romans dans 4 500 mètres carrés, le fabricant de ravioles et de pâtes fraîches Saint-Jean se sent à l’étroit. « Ces dernières années, nous avons enregistré des progressions d’activité comprises entre 5 à 10 % par an. Entre 2002 et 2003, cette courbe de croissance s’est légèrement ralentie à +4 % car notre outil de production était arrivé à saturation. Pour poursuivre notre développement, nous devions augmenter nos capacités », explique Valérie Demandre, responsable marketing de l’entreprise.
Saint-Jean s’est donc engagée dans un important plan d’extension de son usine. Les travaux ont commencé en mai 2003 et devraient s’achever début 2005. La superficie du site sera portée à 11 000 mètres carrés et la capacité de production multipliée par trois pour atteindre 12 000 tonnes annuelles. Le montant total de l’investissement devrait atteindre les 13,5 millions d’euros. « La première phase de travaux prendra fin dans le courant du mois de mai. Nous avons commencé par agrandir les espaces de stockage des produits finis. La deuxième partie du chantier va consister en la mise en place de deux nouvelles lignes de production de pâtes fraîches, mais aussi en une reconfiguration du site», précise la responsable marketing.
Des produits bio
La fabrication des ravioles et celles des pâtes seront séparées. Un atelier dédié à la fabrication des gratins de ravioles surgelés sera également mis en place. « Nous avons lancé cette activité de plats cuisinés surgelés en novembre dernier et nous comptons bien la développer », précise Valérie Demandre. Vendus sous marque propre « Saint-Jean » en conditionnements de 400 grammes pour deux personnes, ces gratins sont déjà référencés au niveau régional par plusieurs enseignes de grande distribution. En augmentant les capacités de son outil de production, la société Saint-Jean entend bien élargir ses référencements et séduire aussi les spécialistes comme Picard, Toupargel, Thiriez, où elle commercialise déjà ses ravioles surgelées en sachets.
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« Nous pourrons également développer notre activité en bio avec une ligne dédiée. Pour l’instant, nous travaillons seulement en sous-traitance sur ce segment qui représente 3 % de notre chiffre d’affaires. Avec la réorganisation du site, l’entreprise se donne vraiment les moyens de ses ambitions», assure Valérie Demandre.
En 2003, Saint-Jean a réalisé un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros dont la moitié avec la grande distribution (35 % en marque propre et 15 % sous marques de distributeurs). Grâce aux réaménagements, l’entreprise table sur des ventes de près de 21 millions d’euros en 2004. Une cinquantaine de recrutements devraient être lancés, essentiellement pour la production. Actuellement, Saint-Jean emploie 140 personnes.
Un soutien financier de taille
Saint-Jean appartient à la holding financière Sabeton, basée à Lyon. Société cotée au Premier marché de la Bourse de Paris, Sabeton était au départ spécialisée dans les produits en béton. « Au début des années 90, nous avons vendu nos activités d’origine pour nous centrer sur deux domaines : la santé, et l’agroalimentaire », précise Claude Gros, président de Sabeton et de Saint-Jean SAS. Sabeton est aujourd’hui propriétaire de Saint-Jean, des Ets Jacquier, grossiste en produits alimentaires dans la région parisienne, et actionnaire à 15 % de la société toulousaine Altagis, propriétaire de l’institut de sondage BVA. « Nous avons actuellement une trésorerie de 50 millions d’euros et nous cherchons d’autres investissements en priorité dans nos domaines de prédilection. Avec Saint-Jean, nous voulons devenir le numéro 2 de la pâte fraîche en France derrière Lustucru».