Saint Jean vient d’achever un investissement de 35 millions d’euros sur cinq ans, dont 2,1 millions d’euros l’année dernière. L’entreprise spécialisée dans les ravioles, quenelles et pâtes fraîches, a modernisé son usine de Romans-sur-Isère et prévoit d’investir cette année 3 millions d’euros dans ses autres sites. Saint Jean a spécialisé chacun de ses sites et, pour contrer la crise après un début d’année difficile, va innover et notamment étendre sa gamme de produits issus de l’agriculture biologique.
Le spécialiste des ravioles, quenelles et pâtes fraîches Saint Jean, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 52,5 millions d’euros l’année dernière (contre 48 millions d’euros en 2007), réorganise son outil industriel. L’unité de Romans-sur-Isère (Drôme) est désormais exclusivement consacrée aux ravioles et aux pâtes fraîches. Les usines de Saint-Just-de-Claix (Isère) et de Frans (Ain) produisent désormais uniquement des quenelles, et celle de Bourg-de-Péage fabriquera bientôt exclusivement une nouvelle gamme de produits frais et surgelés, notamment des feuilletés aux fromages issus du terroir drômois et des poêlées surgelées. Pour la réorganisation de son outil industriel et sa modernisation, Saint Jean vient de terminer un investissement de 35 millions d’euros sur cinq ans (dont 2,1 millions d’euros l’année dernière) sur son site de Romans-sur-Isère. L’entreprise a rénové son atelier de ravioles, scindé les lignes de production de ravioles et de pâtes fraîches, augmenté l’hygiène et la sécurité, créé un nouvel atelier de pâtes fraîches, une nouvelle boutique sur le site de production… Aujourd’hui, cette usine possède une quinzaine de lignes de production contre cinq auparavant. Sa surface est passée de 4000 m 2 à 12 000 m 2, pour une capacité de production passée de 4000 à 12 000 tonnes. Et cette année, le groupe prévoit d’investir trois millions d’euros pour moderniser et équiper ses autres sites.
Réduire certains marchés
L’entreprise va donc continuer à investir malgré la conjoncture difficile. L’année dernière a été plutôt réussie, mais les ventes ont diminué pendant les premiers mois de 2009. « Notre bilan de l’année dernière est positif, même si nous avons subi les effets de la hausse du coût des matières premières, difficiles à répercuter dans la grande distribution », explique Valérie Demandre, responsable communication de l’entreprise. Saint Jean a dû réduire des débouchés pas assez rentables et arrêter certains contrats de MDD. Les MDD représentent environ 35 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Saint Jean réalise 70 % de son chiffre d’affaires en GMS et travaille également à destination de la RHF, des « home service », des grossistes et de la restauration collective. A la baisse des ventes en ce début d’année s’ajoute un autre problème important pour Saint Jean : l’entreprise n’arrive pas à suffisamment s’approvisionner en Comté. « En plus du manque de volumes disponibles, les fournisseurs de Comté privilégient d’autres débouchés, avec davantage de valeur ajoutée », constate Valérie Demandre.
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Extension de sa gamme bio
Pour résister à la crise et continuer sa croissance, plutôt que d’exporter davantage ses produits, l’entreprise cherche surtout à s’implanter davantage au Nord Est de la France et en Île-de-France. « Nous sommes déjà présents dans cette partie de la France, mais pas encore suffisamment. Ce sont des régions qui ont un fort potentiel. Les Alsaciens consomment beaucoup de pâtes fraîches », souligne Valérie Demandre. Saint Jean réalise seulement 3 % de son chiffre d’affaires à l’export, vers l’Espagne, le Royaume-Uni, le Benelux, les Etats-Unis. Pour contrer la crise, Saint Jean va également innover avec, outre sa nouvelle gamme à laquelle son usine de Bourg-de-Péage sera bientôt exclusivement consacrée, une extension de sa gamme bio à huit références. « Le bio est un segment en croissance en ce moment, c’est un axe de développement important pour nous », indique Valérie Demandre.