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Traiteur/Acquisition Saint Jean s’est offert les quenelles Rochat

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Le 2 juillet dernier, Saint Jean a acquis les établissements Rochat afin de prendre une place sur le marché des quenelles. Avec un chiffre d’affaires de 5,8 millions d’euros, l’entreprise implantée dans l’Isère réalise une grande majorité de ses ventes dans les quenelles. Quant à la société drômoise, elle enregistre un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros, dont un peu moins de 15 M EUR dans les ravioles.

Implanté à Romans, dans la Drôme, Saint Jean a intégré dans son périmètre les établissements Rochat pour un montant non communiqué. « Avec cette acquisition, nous confortons notre leadership dans les ravioles mais surtout nous arrivons sur un nouveau marché, celui de la quenelle, marché prépondérant dans le chiffre d’affaires de Rochat », explique Guillaume Blanloeil, directeur général de Saint Jean.

La société Rochat possède un site industriel à Saint-Just-de-Claix, en Isère, où elle fabrique 1 200 tonnes de quenelles et 400 tonnes de ravioles, pour un chiffre d’affaires qui atteint 5,8 millions d’euros. Rappelons qu’en janvier 2007, la société Rochat avait fusionné avec la société Isère Ravioles. Gardant le même propriétaire, Thierry Molle, les deux entreprises souhaitaient développer des synergies commerciales Cf Agra alimentation n°1956-1957 du 11/01/2007 page 24.

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Quant à Saint Jean, se revendiquant leader du marché des ravioles devant Ravioles de Romans en termes de chiffre d’affaires, la société atteindra ainsi une production annuelle de 1 800 tonnes de ravioles et de 1 200 tonnes de quenelles. Sur le segment des pâtes fraîches, Saint Jean se situe « loin derrière le leader Lustucru » mais ambitionne de devenir le challenger. Au global, l’entreprise drômoise a réalisé un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros, dont 15 millions grâce aux ravioles. « Les quenelles correspondent ainsi à un complément de gamme pour l’entreprise et vont permettre d’offrir plus de services à nos clients », indique Guillaume Blanloeil. En trois ans, la société a investi 25 millions d’euros dans son outil industriel permettant de tripler la surface de son usine mais également de doubler sa production.

Marché en déclin

« Sur le segment des pâtes, nous nous sommes fixés un objectif de croissance de 5 % de plus que le marché. Mais celui-ci a bien ralenti. Alors que la croissance atteignait 10 % dans les années 90, elle n’est plus que de 2 à 3 % », explique Guillaume Blanloeil, qui a ainsi trouvé dans les quenelles Rochat une diversification. Mais si le marché des pâtes est arrivé à maturité, celui des quenelles ne se porte pas beaucoup mieux. « Le marché décroît depuis plusieurs années. Il est en baisse régulière depuis trois à quatre ans notamment en raison d’une consommation particulièrement régionale », note Guillaume Blanloeil. Le segment des quenelles fraîches reste dominé par le groupe GBS intégré, depuis décembre 2006, au sein du groupe de Monique Piffaut qui a opéré un tournant stratégique en direction du traiteur frais à côté de son pôle de produits en conserves tiré par sa marque William Saurin Cf Agra alimentation n°1956-1957 du 11/01/2007 page 18. Saint Jean n’en perd pas pour autant ses ambitions de PME régionale et pourrait trouver à l’export un nouveau relais de croissance. Seulement 3 % de son chiffre d’affaires sont réalisés hors des frontières françaises, principalement en Espagne et au Bénélux.