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Traiteur/Investissement Saint Jean veut investir 6,5 millions d’euros en 2013

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Le groupe Saint Jean, situé à Romans-sur-Isère, né du rachat successif de plusieurs petites entreprises locales riches d’un savoir-faire traditionnel dans la fabrication des ravioles, des pâtes fraîches et des quenelles, veut encore aller de l’avant. La société a décidé d’engager un programme d’investissement de 6,5 millions d’euros pour 2013, dont 3 millions dédiés à la seule quenelle. Saint Jean, pour ce type de produits, est la troisième marque nationale avec 10% de parts de marché en volume, derrière le leader Lustucru dont la cible est principalement la GMS et Georges Ecochard (groupe Monique Piffaut) spécialisé dans le surgelé. « Nous réalisons 8 millions d’euros de chiffre d’affaires dans la quenelle, mais notre objectif est de parvenir à 20 millions fin 2014, dans le cadre de notre plan de développement à 5 ans », nous confie Guillaume Blanloeil, directeur général du groupe.

La quenelle, un marché plus porteur

Le groupe a décidé de miser sur la quenelle, un marché où il est très présent notamment au niveau des petits commerces et des restaurateurs. C’est surtout un marché qui connaît une forte expansion. Le marché des pâtes avait connu un rythme d’expansion annuel de 10% dans les années 90 puis est tombé à 5% depuis 2005 et continue de se ralentir. En outre, il est fortement touché par les fluctuations et hausses des coûts des matières premières, note Guillaume Blanloeil, comme le blé ou les œufs, ces derniers ayant connu une hausse de70% en début d’année 2012. Le marché des ravioles (dont Saint Jean détient 51% du marché avec 20 millions de chiffre d’affaires) a une croissance faible et celui des pâtes fraiches (15 millions d’euros de ventes pour Saint Jean) est en surcapacité en France, estime le dirigeant des marques Saint Jean et Royans. Les investissements que le groupe entend mener en 2013 vont donc mettre l’accent sur la quenelle et atteindront 3 millions. Ils concerneront l’extension du site de Saint-Just-de-Claix dans l’Isère, dont la superficie dédiée à la quenelle sera doublée à 1 500m2 et la modernisation de celui de Frans dans l’Ain. L’entreprise espère à terme créer une soixantaine d’emplois. L’ensemble des investissements du groupe pour l’an prochain atteindra 6,5 millions d’euros dont 800 000 pour les dépenses publicitaires et le solde dans des matériels industriels et des infrastructures et aussi dans la recherche et développement. La R&D permet d’assurer la croissance des marques existantes par l’innovation en mettant environ 15 à 20 nouveaux produits nouveaux sur le marché chaque année. « Cela nous permet de nous adapter pour l’ensemble de nos produits, ravioles, pâtes fraiches et produits traiteurs, aux nouvelles tendances du marché qui fait que le consommateur dispose de temps de repas de plus en plus courts sans perdre de vue notre attachement au terroir et à la tradition ».

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