Le sucrier Saint Louis a été condamné par le tribunal administratif d’Amiens à verser plusieurs dizaines de milliers d’euros à des communes picardes pour avoir endommagé des routes avec des camions de 40 tonnes lors de la campagne betteravière en 2009. Dans son ordonnance du 2 février, le tribunal a affirmé « que plus de 4 000 tonnes de betteraves ont été évacuées par une centaine de camions de plus de 40 t à partir des silos d’entreposage des betteraves de six planteurs, en empruntant notamment la voie communale de Demuin ». « Le chemin rural […] a été fortement endommagé sur une distance d’environ 1 km, au point d’en devenir impraticable et qu’aussitôt, la société Saint Louis Sucre a été alertée ainsi que les transporteurs, lesquels n’ont pas interrompu les opérations », note le tribunal. Celui-ci a condamné le sucrier à verser près de 22 000 euros. Le tribunal a également condamné le sucrier à verser à la communauté de communes d’Avre, Luce et Moreuil une somme de 23 000 euros pour avoir endommagé une autre route de la région. « Il y a eu une prise de conscience. Depuis cette époque, il n’y a plus eu de dégâts occasionnés par les betteraviers », s’est félicité le maire de Demuin Alain Dovergne. L’objectif affiché par les sucriers d’allonger les campagnes betteravières avec la fin des quotas relance néanmoins le débat.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence : ce qu’il faut retenir
Depuis sa version initiale jusqu’à la commission mixte paritaire (CMP), l’examen du projet de loi d’urgence a donné lieu à…
L’aval a reconstitué ses marges en 2024 et 2025
Le rapport 2026 que vient de publier l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) atteste de marges en hausse à l’aval…
Loi d’urgence : accord fragile trouvé en CMP
La droite et le Rassemblement national ont proposé un texte de compromis, qui revient sur de nombreuses dispositions des…