La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a publié un rapport le 10 juillet sur le maintien de l’ordre lors de la manifestation à Sainte-Soline le 25 mars, qui avait abouti à de violents heurts. S’appuyant sur le travail de 18 rapporteurs, le compte-rendu de 150 pages rappelle que « des mobilisations citoyennes diverses ont fleuri partout dans l’Hexagone » face « au risque, perçu comme croissant, d’accaparement de l’eau par des intérêts économiques soutenus par les pouvoirs publics ». Or, selon la LDH, « les préoccupations et revendications de ces militants se heurtent de plus en plus à la criminalisation politique de leur lutte ». Le rapport souligne ainsi la « volonté délibérée de ne pas porter secours au plus vite » et un usage « disproportionné » des armes par les forces de l’ordre. Depuis, « le gouvernement persiste dans une logique liberticide et autoritaire de criminalisation et de répression des mobilisations sociales », soutient Patrick Baudoin, président de la LDH. Auprès de nos confrères de France Info, la porte-parole de la Confédération paysanne Laurence Marandola s’est félicitée des conclusions formulées par la LDH. Elle attend désormais « qu’il y ait une prise de conscience et que les manifestations puissent être autorisées ».
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