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Viande /Stratégie Saloir du Daoulas fait doucement son entrée au rayon libre service

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Saloir du Daoulas, PME de Mur de Bretagne (22), spécialisée dans les rôtis de porc à destination des points chauds en GMS, cherche à se diversifier.

Comme beaucoup de PME, Saloir du Daoulas cherche à se diversifier. Elle a pour cela développé un produit innovant et qui rencontre un vrai succès d’estime (il a notamment été primé au Sial), mais qui met du temps à s’imposer dans les linéaires. En cause, un segment de marché nouveau et une entreprise bien petite pour s’imposer en GMS. Les Riby’s, mini-travers de porc grillés, se réchauffent au micro-onde pour une consommation immédiate. Un peu sur le modèle de ce qui se voit déjà avec le poulet. « Nous avons mis cinq ans à développer le produit, explique Philippe Le Bourhis, dirigeant de l’entreprise. L’idée, c’était de trouver un produit dans notre cœur de métier, la rôtisserie, qui puisse se manger avec les doigts. » Sur le plan industriel, le Saloir du Daoulas a un partenariat avec LDC pour le conditionnement des Riby’s.

Une diversification bienvenue
L’arrivée sur le marché des Riby’s tombe à point pour le Saloir du Daoulas. L’entreprise, qui emploie une quinzaine de personnes, a connu une baisse de son volume d’affaires ces dernières années : les points chauds en GMS, ses principaux clients, se portent moins bien et ont même connu de nombreuses fermetures, explique Philippe Le Bourhis. Cette baisse du volume d’affaires a été jusqu’à entraîner de légères pertes pour l’entreprise.
Le Saloir du Daoulas réalisait jusqu’à présent 15 à 20 % de son activité avec de la charcuterie bretonne (pâté, saucisse…) au rayon coupe, frais emballé, ou à sa marque en LS, le reste venant de l’activité avec les points chauds, auxquels l’entreprise livre des produits à base de porc (rôtis, travers, jambon…) prêts à rôtir. Le lancement des Riby’s constitue une nouvelle source d’activité même si cela ne va pas aussi vite que l’aurait souhaité Philippe Le Bourhis. « C’est un produit nouveau, rien de tel n’existe dans le porc. Se faire une place dans les linéaires n’est pas facile, d’autant qu’il faut négocier avec des acheteurs avec lesquels nous ne travaillions pas jusqu’à présent », explique-t-il.
Après 2,5 M EUR de chiffre d’affaires en 2010, le dirigeant prévoit une stabilisation, voire une légère augmentation de l’activité cette année (2,5 à 2,7 M EUR), grâce aux Riby’s. « Les ventes devraient atteindre 500 000 à 700 000 EUR », prévoit-il.

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