Les organisateurs du Salon international de l’agriculture (Sia) ont exprimé le 5 janvier leur « souhait » de maintenir l’évènement, qui doit se tenir du 26 février au 6 mars à Paris, en dépit de la vague Omicron. « Dans un contexte sanitaire complexe, marqué par des incertitudes sur l’évolution de la situation, nous affirmons notre souhait de tenir le Salon, dans les meilleures conditions » pour « répondre aux attentes des agriculteurs, des exposants et des visiteurs », ont-ils déclaré dans un communiqué. Le Ceneca, propriétaire du Sia, et Comexposium, son organisateur, disent engager « un travail sur les meilleures solutions d’accueil des visiteurs, des exposants et des équipes ».
Les professionnels marquent ainsi leur volonté d’organiser le salon malgré des perspectives de rentabilité écornée, en vue d’une probable plus faible affluence, et de contraintes sanitaires possiblement plus coûteuses (p.ex. personnel de contrôle renforcé). La balle est donc dans le camp des pouvoirs publics. Interrogé par Agra Presse le 5 janvier, le président du Sia Jean-Luc Poulain affirme n’avoir pas reçu, à date, de « feu rouge » des autorités sanitaires. Il rappelle par ailleurs que les salons et foires ne sont pas soumis au principe des jauges récemment annoncé pour les évènements publics. Enfin, l’hypothèse d’un report de quelques semaines de l’évènement serait rendue difficile compte tenu du fait qu’il a la particularité d’occuper l’intégralité des halls de la Porte de Versailles.
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Pour rappel, après une édition 2020 abrégée d’un jour en raison du Covid-19, l’édition 2021 n’avait pas pu avoir lieu en raison de la crise sanitaire. Ces derniers jours, le Salon de l’étudiant de Rennes, qui doit se tenir du 6 au 8 janvier, et recevoir entre 20 000 et 30 000 personnes, a été marqué par la défection de dernière minute des Universités de Rennes et de Science Po Rennes, « au vu du contexte et du risque accru de diffusion du virus du Covid-19 ».