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Nutrition animale Sanders s’attend à une année 2017 meilleure que 2016, mais reste prudent

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Sanders, le leader de l’alimentation animale en France, résiste avec une légère baisse de son activité en 2016, en dépit d’un marché clairement décevant. L’industriel compte sur la sous-traitance et le co-investissement, des outils qu’il a déjà mis en pratique, pour faire progresser son activité cette année.

Lorsqu’on l’interroge sur l’année en cours pour son entreprise, Bernard Mahé, directeur général de Sanders (Groupe Avril), veut y croire : « 2017 ne pourra pas être pire que 2016 avec une croissance attendue de notre activité, mais les incertitudes sont encore nombreuses liées à la crise du canard gras, au prix du lait et au poulet d’export ».

En 2016, le leader de son secteur avec 15 % de parts de marché en France, n’a pas été épargné par les difficultés rencontrées dans plusieurs filières animales : les canards avec l’épizootie d'influenza aviaire et le vide sanitaire qui en a découlé, les vaches laitières avec la faiblesse du prix du lait qui a amené les éleveurs à moins nourrir les animaux, et le porc qui a connu une baisse du nombre de têtes. La production des 26 usines françaises de Sanders s’est établie à 2,9 millions de tonnes d’aliments, auxquels il faut ajouter 400 000 tonnes produites dans le cadre de contrats de concessions et 100 000 tonnes à l’étranger (3 usines). Le chiffre d’affaires a atteint environ 900 millions d’euros l'an dernier.

« Dans un marché qui baisse, il faut conclure des accords avec des concurrents, à travers la sous-traitance ou le co-investissement », explique Bernard Mahé. En 2015, au Mans, Sanders a repris l’usine d’Agrial, avec qui il a noué un contrat d’approvisionnement. Le même schéma a prévalu pour l’acquisition de Nutripalm auprès d’Euralis en 2016. Sanders tient à maintenir un niveau élevé et régulier d’investissement. À Guingamp, un projet d’alimentation animale biologique est déjà entré en production, et dans les prochains jours, le site phare de Sanders, situé à Saint-Gérand (Morbihan), sera officiellement inauguré. Ce temps fort couronnera deux années d’investissements conséquents puisque le site a reçu 5 millions d’euros pour se moderniser et augmenter sa capacité qui atteint désormais 500 000 tonnes par an.

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Valoriser les filières françaises

Sanders va continuer d’investir dans ses outils industriels, entre 5 et 10 millions d’euros en 2017, après une année 2016 qui a représenté un effort de 15 millions d’euros dans les différents sites de production. Pour l’année en cours, Sanders s’attend à une croissance de son activité qui pourraient atteindre 3,5 millions de tonnes. « Plusieurs dossiers vont aboutir d’ici la fin de l’année, confie Bernard Mahé. Nous allons continuer à passer des accords et à travailler sur les filières, comme par exemple sur les poules pondeuses et le lait, après ce que nous avons déjà fait sur le porc. » Pour Sanders, qui dépend de la bonne santé des filières de production animale, tous les projets de développement sont favorables. À l’image de la filière française de soja biologique du Sud-Ouest dans laquelle Sanders (avec Sofiprotéol et Euralis) a récemment investi à travers Sojalim, fruit de l’essor de l’alimentation animale d’origine française et sans OGM.