Entre l'utilisation de papillons voraces ou le recours à un autre herbicide, la Colombie doit désormais trouver une alternative au glyphosate, un produit jugé à risque pour la santé, afin de détruire les plantations de drogue. La question est cruciale pour l'un des premiers cultivateurs de feuille coca, principal ingrédient de la cocaïne, avec environ 48 000 hectares en 2013, selon les chiffres de l'ONU. Mi-mai, le président Juan Manuel Santos a ordonné la suspension des aspersions aériennes de glyphosate, une décision polémique dans ce pays où le trafic de drogue alimente en outre un conflit armé avec des guérillas depuis plus d'un demi-siècle. Le Conseil national des stupéfiants a annoncé la création d'un comité pour étudier d'autres pistes que ce pesticide industriel, qualifié de potentiellement cancérigène par l'Organisation mondiale de la Santé et à l'origine, selon des experts colombiens, de problèmes dermatologiques et respiratoires ainsi que d'avortements.
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