Selon une étude de chercheurs de l’Inserm de Marseille publiée dans la revue The Journal of experimental medicine, les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le développement d’un lymphome (cancer de la moelle osseuse, de la rate, du thymus, des ganglions lymphatiques ou des vaisseaux sanguins) ou cancer du système immunitaire. L’exposition aux pesticides en milieu agricole, ainsi qu’aux dioxines et aux solvants organiques, est considérée comme un facteur de risque accru de lymphomes, mais il manquait jusqu’à présent la « preuve biologique » d’un lien de cause à effet. Les chercheurs marseillais ont suivi sur une période moyenne de dix ans une population de 128 agriculteurs exposés aux pesticides. Ils ont trouvé qu’ils présentaient dans le sang une fréquence de cellules mutées pouvant être jusqu’à 1 000 fois supérieure à la normale. Ces cellules modifiées pourraient être le signe d’une première étape vers la cancérisation.
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