Dans son rapport annuel sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture publié le 6 novembre, la FAO avance que les « coûts cachés » des systèmes agroalimentaires représentent 12 700 Md$, soit environ 10 % du PIB mondial. Ce résultat se base sur l’analyse des avantages et des coûts cachés environnementaux, sociaux et sanitaires menée dans 154 pays. D’une manière générale, les auteurs constatent que ces coûts pèsent davantage dans les pays à faible revenu avec 27 % du PIB, contre moins de 12 % pour les pays à revenu intermédiaire et moins de 8 % pour les pays à revenu élevé.
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Dans le détail, l’organisation indique qu’environ 73 % des coûts cachés sont liés à une mauvaise alimentation, riche en graisses et en sucres et en aliments ultra-transformés, facteur d’obésité et de diabète. Quelque 23 % sont dus à l’environnement – principalement aux émissions d’azote et de gaz à effet de serre –, et 4 % sont imputables à la pauvreté des personnes travaillant dans l’agroalimentaire et à la sous-alimentation. Le rapport de cette année est le premier d’une évaluation en deux phases. Il donne des estimations initiales, tandis que celui de l’année prochaine contiendra des évaluations ciblées approfondies. La FAO considère que des leviers d’action – la fiscalité, les subventions, la législation et la réglementation – existent afin que les gouvernements puissent « opérer des ajustements dans les systèmes agroalimentaires et obtenir de meilleurs résultats au niveau global ».
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Cette analyse n’est pas unique. Dans une précédente étude, menée avec une autre méthodologie et publiée le 15 mai dans Nature Foods, des chercheurs britanniques et suisses estimaient à 14 000 Md$ les coûts cachés générés par l’alimentation mondiale, en accordant notamment une valeur monétaire aux vies humaines, aux espèces ou aux écosystèmes.