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SAS Alliance Millevaches, autorisation caduque, ouverture possible

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La SAS Alliance Millevaches ou « ferme des 1 000 veaux » a bien une autorisation d’exploiter caduque mais elle prévoit que les premiers animaux rentreront prochainement dans les bâtiments.

Gilbert Mazaud, vice-président de la SAS Alliance Millevaches – également nommée « Ferme des 1 000 veaux » – reconnaît que l’autorisation d’exploiter délivrée par le préfet de la Creuse à la SAS le 8 janvier 2013 est bien devenue caduque. Toute autorisation d’exploiter est valable trois ans, date à date, selon la loi. Si elle n’est pas suivie d'effet avant la date fatidique, l’autorisation d’exploiter tombe. Interrogé par Agra Presse le 9 mai, Gilbert Mazaud évoque des « retards dans les délais », liés notamment aux fournisseurs pour expliquer le dépassement de la date limite de l’autorisation d’exploiter. Le 5 mai, dans un communiqué, les associations Oui à l’étourdissement dans les abattoirs (OEDA) et Lumière sur les pratiques d’élevage et d’abattage (L-PEA) ont révélé le problème. Elles ont d’ailleurs annoncé avoir saisi le préfet de la Creuse justifiant « que toute exploitation éventuelle et à venir de cet établissement serait illégale ». Gilbert Mazaud n’imagine pas que ce recours puisse augmenter encore les délais avant l’ouverture du site : « D’ici quelques semaines, les premiers animaux devraient rentrer » dans les bâtiments.

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Seul l’approvisionnement en eau pose encore des difficultés car « les travaux de raccordement sont conséquents », explique Gilbert Mazaud. Il s’agit de fournir 40 m3 d’eau par jour pour abreuver les animaux. Deux forages ont été nécessaires pour fournir les quantités voulues. Il prévoit l’arrivée de 50 broutards par semaine jusqu’à ce que les bâtiments soient pleins (plus de 750 places), puis un turn-over de 25 animaux par semaine en période de croisière. La SVA Jean-Rozé et Intermarché demanderont 25 taurillons par semaine, selon les prévisions. « Afin d’étaler les sorties », Gilbert Mazaud pense « jouer sur le poids des animaux » à l’entrée en bâtiment (de 300 à 450 kg). Il évoque un contrat « sécurisé au maximum » entre éleveurs, transformateurs et distributeurs. « Tout le monde n’est pas prêt à aller jusque-là », estime-t-il au sujet d’autres acheteurs possibles. Il évoque la possibilité de s’approvisionner au marché au cadran d’Ussel et rêve déjà d’un possible engraissement de génisse et vache limousine.