Le spécialiste de la salade au thon en conserve, Saupiquet, annonce le lancement d'une nouvelle gamme de salades gourmandes, adaptée au repas sur le pouce. Un moyen de relancer ce segment de marché mis à mal par les salades au rayon frais.
Pour son développement, Saupiquet mise avant tout sur la croissance interne, à travers l'innovation-produit, a indiqué la société, lors de la présentation à la presse de sa gamme « les Saladières » le 3 avril.
Spécialiste des plats cuisinés, la société, rachetée au début des années 2000 par le groupe italien Bolton, continue à innover dans le segment de la salade au thon, avec le lancement de trois salades qui se veulent pratiques tout en laissant la place à la créativité. La « maïs, thon, légumes », la « semoule, légumes thon » et la « céréales, thon, légumes » sont conçues « pour les déjeuners sur le pouce à la maison ou au bureau », a indiqué la directrice du marketing de Saupiquet. « Nous avons créé une base, libre au consommateur d'apportant sa touche personnelle en ajoutant des concombres, des champignons, des tomates séchées, des pâtes ou des carottes râpées pour en faire des salades plus généreuses et plus conviviales ».
La salade « céréales, thon, légumes » ajoute une originalité par rapport aux deux autres, en incluant des céréales peu conventionnelles : de l'orge et de l'épeautre.
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LE FAIT-MAISON PRATIQUE
Saupiquet surfe ainsi sur la vague de l'engouement pour la cuisine que l'on fait soi-même… mais pour ceux qui ne peuvent pas y consacrer plus de quelques minutes par repas. « C'est une aide culinaire », précise la responsable.
L'innovation est la clé de la stratégie affichée par la société. Ses contraintes externes l'y poussent : en amont, elle est dépendante de la matière première importée, le thon, pêché dans le Pacifique ou au large de la Côte d'Ivoire. Le prix du thon a augmenté régulièrement ces deux-trois dernières années. En aval, elle est confrontée aux rapports parfois difficiles avec les enseignes de distribution. « Des discussions particulièrement tendues cette année » sur les tarifs de 2014, rapporte-t-on chez Saupiquet. Mais derrière ces innovations, il s'agit surtout de trouver un moyen de relancer le segment du marché des salades en conserve, où le groupe occupe une position de leader avec 33 % de parts de marché. Un marché fortement concurrencé par les salades traiteur au rayon frais et qui a fondu de moitié en six ans. Estimé à 35 millions d'euros, le segment des salades en conserve a encore perdu 9,5 % en valeur en 2013.