Le leader français de la tomate, Savéol « table pour 2014 sur une croissance de 7%, largement au dessus des 4% des dernières années », espère Philippe Daré, président de la coopérative. Cela devrait permettre d'atteindre 175 millions d'euros et de fêter dignement les 33 ans de la société. En 2013, les ventes ont porté sur 80 000 tonnes de tomates qui représentent 90% du chiffre d'affaires et 2 000 tonnes de fraises. L'export représente 18% du total, dont 80% est réalisé avec l'Allemagne. La coopérative veut cependant diversifier ses débouchés et vise la Russie ou Dubaï. En France, Savéol souhaite également toucher une nouvelle clientèle avec des produits de snacking ou pour la restauration rapide. À ce titre, la coopérative propose deux nouveautés : des tomates cerise dans un shaker réutilisable en gobelet, commercialisées sous le nom de « Globe trotteuses » ou en barquettes Méli-Mélo, offrant deux variétés. Une vaste campagne publicitaire devrait également accompagner la future saison de la gariguette de Plougastel qui s'affichera « La Freizh » pour rappeler son origine bretonne, bien qu'elle soit née au Chili, il y a 300 ans.
RECHERCHE ET INNOVATION
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Savéol consacre chaque année 500 000 euros à la recherche et au développement. Cela concerne les emballages, en carton ou en plastique recyclables, avec de nouvelles formes qui la distinguent dans les linéaires ou la recherche variétale. La tomate se décline en 150 références issues de 23 variétés différentes, dont la tomate grappe née il y a 20 ans. Le groupe a également investi dans la protection biologique intégrée qui permet à ses 90 producteurs de tomates et 40 producteurs de fraises de protéger leurs cultures avec des insectes auxiliaires élevés par la coopérative qui détruisent les œufs des insectes nuisibles. Pour accélérer son développement, Savéol compte également séduire de nouveaux jeunes agriculteurs en les aidant à s'installer. Un enjeu majeur car l'installation d'un hectare de serres coûte environ 1 M€ et il faut compter 2 hectares pour pouvoir vivre de cette activité.