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Patisserie Saveurs de France améliore ses marges industrielles

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Le groupe Saveurs de France Brossard a dégagé un résultat net de 10 millions d’euros en 2004, soit 5,7% du chiffre d’affaires. En 2003, le groupe avait accusé une perte de 12,7 M EUR en raison d’une provision exceptionnelle de 17,7 M EUR pour dépréciation née de la cession partielle du fonds de commerce de Pikiche (composé d’un portefeuille « produits » d’environ 10 M EUR pour la RHD sans marque tandis que les produits « frais » fabriqués dans l’unité cédée ont été arrêtés). En 2004, des charges exceptionnelles demeurent, liées à la défaillance du repreneur du fonds cédé (pour 1,2 M EUR) ainsi qu’au contentieux avec Evial Nature.

Néanmoins, le résultat d’exploitation, qui avait progressé de 49% en 2003 pour atteindre 4,6 M EUR, a encore fait un bond en 2004 à 12,8 M EUR.

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Le chiffre d’affaires de l’entreprise a été ramené, du fait du désengagement de Pikiche, à 176 M EUR, contre 179,2 M EUR en 2003 : ce recentrage autour des deux métiers surgelés et pâtisserie industrielle a permis à Brossard de devenir leader dans tous les segments de marché qu’il occupe. Le groupe explique ses performances 2004 par l’amélioration de ses marges industrielles. Le groupe de produits traiteurs frais et surgelés dirigé par Joël Schumacher cite notamment la spécialisation de ses quatre sites (Le Neubourg, Pithiviers, Manosque, Castelsarrazin) dans quatre catégories de produits : feuilletés, pâtisserie de conservation, pizza et desserts. De plus, le poids des nouveaux produits a dépassé le quart du chiffre d’affaires et le co-branding avec Lenôtre et Weight Watchers a été un facteur important de croissance. Les investissements réalisés sur les sites de Pithiviers et Castelsarrasin au premier semestre et le rapatriement des produits traiteur fabriqués par Evial Nature, ainsi que les aménagements apportés à l’accord sur les 35 heures auront des retombées positives en 2005, prévient le groupe qui est à la veille de publier ses perspectives au 30 juin.