Afin de « mettre à l’abri d’éventuelles turbulences boursières » Saveurs de France-Brossard, Guy Schumacher, p-d.g. du groupe, vient de lancer une offre publique d’achat (OPA) amicale sur 70,9 % de son capital, via sa holding Tesc qui en contrôle déjà 29 %. Craignant l’impact de la mise en application de la loi Dutreil-Jacob sur l’activité de l’entreprise et son cours boursier, le dirigeant souhaite ainsi faire sortir la société de la Bourse de Paris.
La loi Dutreil-Jacob a des effets parfois inattendus. Aux commandes d’un groupe en pleine forme (bénéfice net à 4,46 millions pour 2004, en hausse de 153 % Cf. Agra alimentation n° 1899 du 6 octobre 2005, p. 23.), Guy Schumacher, p-d.g. de Saveurs de France-Brossard, craint l’impact de la nouvelle législation sur la santé boursière de son groupe. Via sa holding Tesc, il vient de lancer une offre publique d’achat (OPA) amicale sur 70,9 % de ce groupe de surgelés et de pâtisserie industrielle, pour un montant de plus de 82 millions d’euros, selon un avis financier du 7 décembre. L’opération aboutirait à faire sortir de la Bourse de Paris l’entreprise cotée : la société Tesc, fondée il y a un mois pour servir de « réceptacle » à cette OPA, contrôle déjà 29 % du capital. Si l’opération réussit, elle deviendrait le seul actionnaire de Saveurs de France-Brossard.
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Selon Guy Schumacher, il s’agit de mettre la société à l’abri d’éventuelles « turbulences boursières ». La réglementation dite Dutreil « reformule les rapports entre les fabricants et les distributeurs, et pèsera sur les marges dans les années à venir », a expliqué le p-d.g. Tesc propose 60 euros par action pour 1,2 million d’actions visées et 36,30 euros pour les 282 000 bons de souscription d’actions remboursables de la société qu’il ne détient pas encore. L’ensemble de cette offre valorise Saveurs de France-Brossard autour de 130 millions. Le conseil d’administration de la société a déjà exprimé un avis favorable.