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Virus Schmallenberg, la riposte s’organise

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Les Etats membres touchés par le virus de Schmallenberg sont appelés à renforcer leurs recherches sur cette nouvelle maladie par la Commission européenne qui dénonce par ailleurs les mesures de restrictions imposées par certains pays tiers.

Lors de la réunion du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (SCFCAH), les services de la Commission européenne ont appelé les Etats membres touchés par le virus de Schmallenberg (1) à renforcer leurs recherches dans le domaine. La Commission a de nouveau souligné qu’elle étudiait le moyen de débloquer des fonds pour soutenir les études sur la maladie, pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin alors que ce traitement pourrait être une bonne solution de lutte, estiment les experts européens. Selon les dernières données, 314 cas d’infection ont été recensés en Allemagne, 93 aux Pays-Bas, 88 en Belgique, 66 en France et 11 au Royaume-Uni.
En France, l’Anses (agence de sécurité sanitaire des aliments) a été saisie par le ministère de l’agriculture afin d’évaluer l’impact de la maladie sur les élevages. L’agence a constitué un groupe d’experts qui rendra ses premières conclusions en février. L’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) devrait produire une évaluation à grande échelle des risques éventuels pour la santé sur la base de données des États membres dans les prochains mois.
L’Efsa a présenté, à l’occasion de cette réunion du SCFCAH, une analyse préliminaire sur les scénarios possibles de propagation du virus de Schmallenberg chez les ruminants. Il se transmet par vecteur (mouches, moustiques, tiques). « Toutefois, bien qu’elle soit peu probable, la possibilité d’une transmission directe d’animal à animal ne peut pas être exclue à ce stade », indique le rapport. Les vecteurs n’étant pas actifs en période hivernale, les seuls symptômes de la maladie qui seront observés dans les prochains mois seront des déformations chez les nouveaux nés d’ovins (qui naissent entre décembre et février) et de bovins (naissance en mars avril).

Des mesures de restriction « injustifiées »
D’autre part, la Commission a réitéré ses critiques envers les pays tiers qui ont imposé aux Etats membres touchés par le virus des restrictions à l’importation d’animaux vivants et de semences (Russie en tête mais également Kazakhstan, Ukraine…). Bruxelles considère que « ces mesures ne sont pas justifiées ». Pour la Commission, il n’y a, pour le moment, pas de raison d’inclure le virus de Schmallenberg à la liste des maladies devant faire l’objet d’une notification obligatoire auprès de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale) – et donc pouvant faire l’objet de restrictions – car aucun des autres virus du même groupe ne sont dans ce cas. (AG)

(1) Voir n° 3336 du 6/02/12 et n°3335 du 30/01/12

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