Le nouveau patron de l’Inra, Philippe Mauguin, le clame haut et fort dans son interview à Agra Presse. Le travail des chercheurs doit pouvoir être restitué au monde agricole sous la forme de parcours d’agriculture. Pas question d’avoir une tour d’ivoire de chercheurs, ils doivent être plus que jamais orientés vers le monde économique en particulier et la société en général. Voilà un discours qui ne peut que rasséréner les agriculteurs, notamment. La recherche est aussi, et largement, faite pour leur trouver des solutions.

De fait, et en dépit du succès de certaines filières comme celle du bio, malgré les méfiances à l’égard de produits du type OGM, ce n’est pas moins de science qu’il faut à l’agriculture mais plus de science. D’ailleurs, la production bio elle-même réclame souvent plus d’agronomie et davantage de savoir-faire que la production conventionnelle.

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Ce sont les avancées scientifiques qui vont demain permettre de rétablir la progression dans les rendements céréaliers, ce sont elles qui vont pouvoir tempérer les conséquences en agriculture des dérèglements climatiques, ce sont sans doute elles encore qui vont aider les éleveurs à sortir de leur état de crise permanente de ces dernières années.

Alors, si l’Inra décide de se rapprocher du monde agricole afin de travailler davantage pour lui, peut-être les agriculteurs eux-mêmes devraient se rapprocher des scientifiques : déclarer leurs besoins, leurs aspirations, étudier les retombées de la recherche, participer à la mise au point de projets, prendre position pour ou contre telle ou telle technologie. La recherche ne peut être, dans un pays développé, un monde à part, qu’il s’agisse du domaine agricole ou d’autres. Il conditionne notre futur.