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Programme national de l’alimentation « Se battre pour la qualité française n’est pas dérisoire », selon Bruno Le Maire

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Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a réaffirmé la nécessité de « se battre pour la qualité alimentaire française », ajoutant que « ce n’est pas dérisoire ». Il s’exprimait à la clôture du comité national d’orientation stratégique du Programme national de l’alimentation, qui s’est tenu le 28 septembre, un an jour pour jour après le lancement de ce programme destiné à améliorer la qualité de l’alimentation des Français.

Bruno Le Maire a saisi l’occasion de la réunion du comité national d’orientation stratégique du Programme national de l’alimentation, qui s’est tenu le 28 septembre, pour expliquer pourquoi « se battre pour la qualité française n’est pas dérisoire ».

« Cela vaut la peine de défendre le Banon de Provence »
« Nous devons tout faire pour avoir une alimentation de qualité. Cela vaut la peine de défendre les races à viande comme les limousines et les salers, et le Banon de Provence », symbole de la France aux 400 fromages. Et d’expliquer que cette bataille « n’est pas dérisoire », car pour les Européens la qualité réside dans la diversité : « Les Chiliens ont d’excellents vins, forts en tanins, mais moins subtils » que les vins français, italiens ou espagnols, a-t-il commenté.
« Nous devons être la référence non seulement européenne, mais aussi mondiale » concernant la qualité des productions alimentaires, a-t-il indiqué, rappelant que l’alimentation à la française concourt au taux relativement faible d’obèses en France (9%, contre 23% au Royaume-Uni et 33% aux États-Unis).
Mais la diversité des produits alimentaires « sera préservée par des Français qui auront été formés au goût », d’où l’importance, réaffirmée par le ministre, d’une éducation au goût par l’école. La diversité alimentaire passe aussi par la promotion des circuits courts. Désormais les collectivités, telles les cantines scolaires, ont le droit de tenir compte d’autres critères que le prix : elles « ne sont plus obligées d’acheter des pommes du Chili pour les écoles de Normandie ou de faire venir de la viande d’Argentine pour des écoles situées en plein bassin allaitant ! ». « Je sais que nous nous imposons des mesures plus libérales que les autres, mais il était temps de rectifier », a-t-il commenté.
Le Programme national pour l’alimentation entend « faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité ». Bruno Le Maire s’est insurgé contre la position de Bruxelles de supprimer le budget d’aide alimentaire aux pauvres de l’UE : « On trouve des milliards pour sauver les banques et la Grèce, mais on menace d’amputer de 75% le budget de l’aide alimentaire ». Le ministre a par ailleurs indiqué qu’il allait engager en novembre « des mesures fortes contre le gaspillage alimentaire », domaine dans lequel « nous pouvons faire mieux ».

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