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En direct de Bruxelles Se faire entendre

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Les 19 et 20 juillet, lors d’une conférence à Bruxelles, Dacian Ciolos tirera les leçons du débat public qu’il a lancé sur la Pac après 2013. Ce sera une bonne chose de faite. Car il est temps maintenant, pour le commissaire européen à l’agriculture, de dépasser le stade de l’écoute et de poursuvre une réflexion plus concrète. Sous peine de devenir inaudible. Certes, l’ancien ministre roumain fait du dialogue une vertu cardinale. Mais point trop n’en faut, car, pendant ce temps, d’autres grignotent du terrain, en interne ou en externe. Pas question, toutefois, de tomber dans les travers de la communication à 2 euros, comme vient de le faire Bruno Le Maire, le ministre français de l’agriculture, qui a osé assurer à l’Assemblée nationale que, « en octobre dernier, la Commission européenne proposait formellement une réduction de 40 % du budget de la politique agricole commune ». Détournement de réalité qui lui a permis de réaffirmer pour la énième fois que c’est « sous l’impulsion de la France » que ce budget sera sauvé. Pas question non plus pour le commissaire européen de divulguer au compte-gouttes ce que Bruxelles a dans la tête pour l’après 2013. Ce qui serait maladroit, et irriterait José Manuel Barroso, « patron » sourcilleux. Mais, entre les généralités et les vœux pieux d’une part, et les déclarations prématurées d’autre part, il existe un terrain où Dacian Ciolos pourra se faire entendre. Et peser.

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