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Algues Seamore s’attaque au marché français

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La jeune société néerlandaise Seamore arrive sur le marché français avec ses "pâtes" d’algues qui seront distribuées chez Naturalia dans un premier temps. À terme, la société vise une présence dans au moins 300 boutiques sur le territoire.

La jeune marque néerlandaise Seamore et ses "tagliatelles" de la mer à base d'algues arrivent en France. Un nouveau challenge pour le fondateur Willem Sodderland, qui a commencé à vendre ses produits atypiques il y a deux ans. Après les Pays-Bas, où la marque est vendue dans 400 magasins ce qui représente 30 % de ses ventes, Seamore est essentiellement présente en Allemagne et au Royaume-Uni pour 20 % chacun et au Danemark (10 %). En France, ses produits sont distribués dans 45 magasins parisiens Naturalia. À terme, " nous voudrions évidemment être vendus dans toutes les autres boutiques Naturalia, ainsi que d’autres chaînes spécialisées partout en France. En un an, nous voudrions avoir une couverture du territoire avec une présence dans au moins 300 boutiques", explique le président Willem Sodderland. La société vend également ses produits via sa propre boutique en ligne.

Nouvelle levée de fonds

Après avoir levé 1,5 million d’euros au départ par le biais de prêts bancaires et d’investisseurs privés, Seamore veut renforcer ses capitaux propres pour financer sa croissance. " Nous sommes en train de lever 2 millions d’euros via du capital-risque. Nous souhaitons développer de nouveaux produits, augmenter le volume de nos ventes et booster notre visibilité auprès des consommateurs", explique Willem Sodderland. Ce dernier veut faire de sa marque le leader des "pâtes" d’algues. Le fondateur qui détient le capital aux côtés de huit investisseurs ne donne pas le détail de ces participations.

Seamore mise sur le développement de ses "pâtes" d’algues et sur le potentiel de ce marché estimé à 15 milliards d’euros. La start-up ne dévoile pas son chiffre d’affaires, mais évoque "un doublement de ses ventes chaque année, depuis ses débuts". Côté rentabilité, "nous ne nous attendons pas à dégager de bénéfices avant 2019", précise le fondateur.

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Lancer une production d’algues

La matière première achetée auprès de sous-traitants vient majoritairement d’Europe, de Bretagne et du Connemara, en Irlande. "Récemment, nous avons commencé à récolter une sorte d’algue différente au Japon pour un nouveau produit que nous lancerons fin 2017", indique Willem Sodderland. Les algues vendues par Seamore sous formes de "pâtes" (I sea pasta, I sea Bacon) sont récoltées, séchées et emballées sur lieu de récolte. "Notre dernier produit, un wrap d’algues, est fabriqué dans une usine spécialisée aux Pays-Bas", précise encore le fondateur.

En France, Seamore veut s’appuyer sur son partenaire en Bretagne, Aleor, avec qui elle compte d’ailleurs intensifier ses liens. "Mis à part la récolte sauvage, nous voulons développer la plus grande culture d’algues d’Europe dès 2018", projette ainsi Willem Sodderland.