Le 24 juillet, plus de 3 000 cadavres d’oiseaux victimes du botulisme aviaire ont été rassemblés en Loire-Atlantique, notamment dans le marais de Brière et sur le lac de Grand-Lieu, au sud-ouest de Nantes, selon la préfecture du département. Si quelques cas de botulisme aviaire ne sont pas « inhabituels » en été en Loire-Atlantique, une telle mortalité n’avait pas été observée depuis 1995, précise Eric Provost, président du parc régional de Brière. En cause notamment une vague de chaleur et de sécheresse « durable » au début de l’été, explique-t-il. Frédéric Richeux, président de l’Union des chasseurs de gibier d’eau de Grande Brière, appelle à « un électrochoc pour ce territoire » avec « une vraie gestion hydraulique » dès l’année prochaine. « L’eau du printemps ne doit pas partir par millions de mètres cubes en mer comme c’est fait actuellement », insiste-t-il.
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Le responsable des chasseurs pointe notamment du doigt des usages agricoles qui maintiennent selon lui un niveau d’eau trop bas dans le marais, pour l’élevage et le fourrage. Eric Provost ne nie pas ces « conflits d’usages » mais estime surtout que c’est un « règlement d’eau » inadapté à une année exceptionnelle qui est en cause. « En janvier, on a atteint pratiquement les plus hauts niveaux d’eau connus sur le marais depuis qu’on fait des relevés. Et là, fin juin, on s’est rapproché des niveaux d’eau les plus bas », note le président du parc régional de Brière. Pour lui, « le règlement d’eau, très clairement, n’est pas conçu pour ce type d’année », qui risque de se répéter.