66 % des nappes phréatiques sont sous les normales, avec de nombreux secteurs affichant des niveaux bas à très bas, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières le 14 juin. Le même jour, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a fait état d’« inquiétudes très vives » dans certaines zones comme le couloir rhodanien et la Méditerranée, sur CNews. S’il a certes plu abondamment dans certaines régions, « les pluies de mai et de juin sont moins efficaces », car « une large partie d’entre elles sont absorbées par la végétation et ne pénètrent donc pas jusqu’aux nappes phréatiques, principales réserves d’eau potable », a expliqué Christophe Béchu. Et de préciser qu’avec le dérèglement du climat, « l’eau tombe parfois de manière plus brutale, plus concentrée, et une grande part de cette eau qui tombe est absorbée à cause des températures ». Il y a une « nécessité d’économiser davantage l’eau », a-t-il souligné, indiquant qu’une quinzaine de départements connaissent déjà des restrictions d’eau importantes. « Longtemps, on a vécu comme des enfants gâtés en pensant qu’on n’allait jamais manquer d’eau », a déclaré le ministre, pointant notamment du doigt une bétonnisation trop importante.
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