Interrogé sur l’incidence de la sécheresse, François Thiery, le président de l’Agence bio, a déclaré le 19 mai que les producteurs biologiques étaient tout autant concernés que les autres. En élevage, pour l’instant, des échanges de fourrage biologique sont en cours entre les régions touchées par la sécheresse et les régions mieux arrosées. En dernier recours, des dérogations seront possibles par exploitation pour l’achat de fourrage non certifié AB mais provenant en priorité d’exploitations en conversion. Pour ce qui est des hausses des prix en raison de la baisse de l’offre, elles devraient être limitées. « La contractualisation entre les producteurs et les transformateurs a été mise en place avant la sécheresse, y compris pour l’apport de céréales. De ce fait, les prix sont moins fluctuants, ils sont lissés. Ce qui signifie que les élevages bio souffriront moins de l’augmentation des cours des matières premières », a estimé François Thiery.
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