Au regard du sous-financement qui touche fortement le secteur agroalimentaire en Afrique subsaharienne, le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, a appelé instamment le 10 mai, à l’occasion de la publication d’un rapport sur les dépenses publiques consacrées au secteur agricole dans cette partie du monde, à débloquer des fonds et rationaliser les systèmes financiers publics. L’étude menée par la FAO montre notamment que l’efficacité technique dans l’agriculture augmente considérablement lorsque les dépenses avoisinent les 80 $ par habitant, après quoi elle commence à diminuer. « Cependant, la plupart des pays africains sont loin d’atteindre ce montant », note Marco V. Sánchez, directeur adjoint de la Division de l’économie agroalimentaire de la FAO. Et d’ajouter que « la majorité des fonds devraient, aujourd’hui, être redirigés vers les domaines les plus rentables à savoir la recherche-développement, mais aussi les infrastructures et les services de vulgarisation ou de formation des agriculteurs, au lieu d’être utilisés pour subventionner les intrants (engrais, outils…), dont le rendement tend à diminuer avec le temps ».
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