Concernant la sécurité alimentaire, « nous sommes dans un système asymptotique », analysait Bernard Chevassus-au-Louis, inspecteur général de l’agriculture, en clôture d’un colloque organisé par l’Anses et la chaire développement durable de Science Po, à Paris, le 25 juin. D’un côté, les experts jugent les systèmes de plus en plus sûrs, de l’autre la société les considère comme de moins en moins sûrs. Car ces derniers veulent en réalité des systèmes plus sains, plus dignes de confiance, et plus susceptibles de progresser. Et, aujourd’hui, les capacités d’analyse progressent plus rapidement que la connaissance : avec les progrès de la métagénomique, nous allons détecter de plus en plus de microorganismes dans les aliments, poursuivait-il, mais la science ne saura pas dire si tel ou tel organisme représente un danger. Toutefois, « si on en peut assurer le risque zéro, il faut au moins pouvoir présenter le mépris zéro », concluait-il, c’est-à-dire donner toutes les informations aux divers acteurs.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.