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En direct de Bruxelles Sécurité sanitaire : autocritique américaine

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76 millions de malades chaque année, 5 000 morts. Manger, outre-Atlantique, n’est pas sans risques. Triste constat dressé par la nouvelle administration Obama qui veut faire entrer les Etats-Unis dans « le XXIe siècle » en matière de sécurité sanitaire des denrées alimentaires. « Le système actuel ne marche tout simplement pas », juge le vice-président Joe Biden, qui s’est engagé à faire en sorte de réduire de 80 000 personnes par an le nombre de victimes de la table. Prévention, inspection, traçabilité sont les trois maîtres-mots de la future politique sanitaire promue à Washington. Des concepts qui ne sont pas sans rappeler les pointilleuses règles d’hygiène mises au point sur le Vieux continent depuis la fin des années 1990 à la suite des scandales de la dioxine et de la vache folle. En tout état de cause, cette inflexion américaine sonne comme un aveu d’échec pour un pays qui a défendu bec et ongles le principe de la désinfection en fin de chaîne de production, jusque devant l’Organisation mondiale du commerce, quand il s’est agi de préserver ses exportations. Peut-être ce changement de cap permettra-t-il de parler plus facilement du poulet chloré ? Quoi qu’il en soit, Bruxelles a désormais de solides arguments pour défendre ses réticences à l’égard des pratiques américaines. Et peut-être pour exporter quelques-unes de ses trouvailles législatives.

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