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Sécurité sanitaire : les organisations agricoles de l’UE expliquent leur position aux éleveurs brésiliens

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Dans un courrier daté du 5 avril, les organisations agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) expliquent à la Confédération des agriculteurs du Brésil (CNA) leur réaction au scandale de la viande avariée dévoilé dans ce pays (1) et réaffirment leurs préoccupations dans le contexte des négociations de libre-échange entre la Commission de Bruxelles et le Mercosur (2). Elles rappellent que 30 % des découpes de viande bovine de haute valeur consommées en Europe sont importées et que les éleveurs de l’Union « ont fait des efforts considérables » pour améliorer la traçabilité de leurs animaux, de la naissance à l’abattoir – et attendent donc « le même degré d’engagements » sanitaires de la part des partenaires commerciaux.

Certes, le scandale mis à jour au Brésil n’est pas le fait des agriculteurs du pays qui en subissent les conséquences, souligne le Copa-Cogeca, mais « le processus judiciaire a montré que les autorités sanitaires brésiliennes ont échoué pour la seconde fois dans la mise en œuvre d’exigences de sûreté équivalentes répondant à la demande des consommateurs de l’UE ».

« Par exemple, dans le secteur du bœuf, sans traçabilité individuelle, les éleveurs européens ne peuvent vendre leurs animaux dans la chaîne alimentaire, et risquent même des poursuites pénales », indiquent les organisations professionnelles européennes qui « ne peuvent accepter l’application d’un double standard de sécurité alimentaire pour la viande sur le marché unique ». Elles jugent « insuffisante la traçablité de 90 jours minimum dans un seul État (brésilien) ou de 120 jours si l’animal est transporté d’un État à l’autre ».

Vis-à-vis du Mercosur, la position du Copa-Cogeca est donc que les négociations sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) doivent « assurer l’application d’un régime complet de traçabilité individuelle ».

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(1) Voir n° 3590 du 10/04/17

(2) Voir n° 3589 du 03/04/17 et n° 3587 du 20/03/17

De la salmonelle dans du poulet brésilien en Slovaquie

Suite au renforcement des contrôles mis en place dans l’UE sur les lots de viande en provenance du Brésil, après la découverte du scandale de la viande avariée, les autorités sanitaires slovaques ont détecté la présence de la bactérie Salmonella dans 17 échantillons de poulet. Une découverte qui remet en cause un lot de 21 tonnes de poulet distribué à 54 restaurants dans le pays. Résultat : la Slovaquie a suspendu, jusqu’à nouvel ordre, toute vente de viande brésilienne sur son territoire.