Face à la volatilité des marchés, Michel Bombon, secrétaire général du Syndicat national des entreprises de service et distribution du machinisme agricole suggère de développer les activités de services dans les entreprises. Dans le Sedimag de février 2011, il expose son point de vue. Ainsi, selon lui, la vente de pièces et le service après-vente « sont les principaux pourvoyeurs de valeur ajoutée ce qui atténue la portée des variations importantes de chiffre d’affaires matériel. » Effectivement, il semble que si « le chiffre d’affaires neuf plus occasion représente 73% du chiffre d’affaires total, il ne représente que 35% de la valeur ajoutée », remarque-t-il. Pour l’anecdote, cette valeur ajoutée part pour 75 à 80% dans les salaires, principalement ceux du personnel technique et d’assistance. Michel Bombon précise cependant que « la pièce et le service » ne sont pas suffisants pour rentabiliser une entreprise. Aussi, « avec la volatilité des achats de matériels par les agriculteurs, tout l’enjeu de la distribution va consister à améliorer ce taux d’absorption des charges [de l’entreprise, ndlr] par un service plus rémunérateur. Une révolution qui fait doucement glisser les pratiques de la distribution des agroéquipements vers celles de la distribution automobile avec des services en eux-mêmes rémunérateurs. » L’occasion devrait suivre la même voie « avec une très forte rigueur dans l’expertise et la valorisation des reprises », relève Michel Bombon avant de conclure ironiquement : « L’ère des maquignons est bel et bien finie… »
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