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Changement climatique Selon Bruxelles, le bio est une partie de la solution face au réchauffement

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Si l’agriculture biologique peut contribuer à faire face aux défis posés par le changement climatique, elle n’est en aucun cas la seule solution d’avenir, a déclaré la Commission européenne, le 1er décembre à Bruxelles, lors du Congrès annuel de la Fédération internationale des mouvements de l’agriculture biologique (IFOAM).

«Laissez-moi être clair : l’agriculture biologique est une partie de la solution (face au changement climatique), mais elle n’est pas la seule (…), plus d’une route mènent à Copenhague ! », a indiqué le représentant de la Commission européenne, Julien Mousnier, membrre du cabinet de Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l’égriculture, devant les producteurs bio européens réunis pour leur congrès annuel à Bruxelles. Les pratiques de l’agriculture biologique ont un « bon potentiel » pour réduire les émissions d’oxydes nitreux lié à la bonne récupération des épandages et des résidus de récoltes, a-t-il fait valoir en substance.
« Il y a beaucoup à apprendre de ces pratiques », a-t-il reconnu. Cependant, « tous les agriculteurs ne souhaitent pas se convertir au bio (…), la productivité reste importante (…) et beaucoup peut être fait dans les systèmes agricoles non biologiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », estime l’exécutif européen. Par exemple, par le biais de la suppression ou de la réduction de l’intensité du travail du sol, une technique qui n’est d’ailleurs pas utilisée dans le secteur bio, fait remarquer Bruxelles.
La Commission souhaite donc « donner les outils à l’ensemble des agriculteurs pour leur permettre d’améliorer leur performance environnementale ». Mais, « si nous les accablons par une multiplication des normes contraignantes, ils vont tout simplement quitter la profession et cela provoquera une augmentation des émissions de gaz à effet de serre liée à un accroissement des importations de nourriture », prévient-elle.
De son côté, l’IFOAM insiste sur le fait que l’agriculture conventionnelle est un « gros contributeur au changement climatique », produisant entre 10 et 12 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Les pratiques de l’agriculture biologique représentent une bonne alternative, selon l’organisation, qui met en avant la capacité de séquestration des sols supérieure des exploitations bio et la suppression des engrais chimiques qui permet de « réduire massivement » les émissions de carbone et d’azote.

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