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Evènement « Semaine des alternatives aux pesticides », pour rappeler qu’elles existent

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Une trentaine d’associations et organisations agricoles, environnementalistes et citoyennes lanceront, le 20 mars, la 8e édition de la semaine des alternatives aux pesticides. Les messages ne se veulent pas uniquement punitifs.

«Cet événement a trouvé un réel écho », s’est réjoui François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures, le 14 mars, lors d’une conférence de presse de présentation de la 8e semaine des alternatives aux pesticides. Les organisateurs espèrent que cette 8e édition, programmée du 20 au 30 mars, sera l’occasion de « pousser fort », pour « passer des paroles aux actes », selon les mots de François Veillerette. Un événement qui ne porte « pas seulement un message critique, mais aussi un message positif, pour dire que des alternatives aux pesticides existent ». Huit ans après le lancement de ce rendez-vous, plus de 700 rendez-vous sont prévus partout en France, mais aussi dans des pays qui se sont associés à la manifestation : Belgique, Espagne, Allemagne, Suisse, Slovénie, Luxembourg, Turquie, mais aussi Maroc, Sénégal, Burkina-Faso, Ouganda, Togo, Bénin, Mali et Congo. Les évènements organisés portent sur les alternatives aux pesticides aussi bien en agriculture que dans les zones non agricoles (espaces verts et particuliers). Le 27 mars, par exemple, Générations futures, Agir pour l’environnement et l’Union nationale de l’apiculture française organiseront un petit-déjeuner à l’Assemblée nationale dans le but de lancer un club de parlementaires soutenant les alternatives aux pesticides. Pour le secteur agricole, Julien Adda, secrétaire général de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), juge que les alternatives aux pesticides progressent peu. Pour lui, « il faut désormais attaquer la légitimité de ce modèle agroindustriel en posant la question des externalités négatives qui l’accompagnent ». Quant au soutien à des solutions alternatives, Julien Adda mentionne les mesures agro-environnementales territorialisées, le besoin de soutien à la structuration de filières, ou encore le changement des référentiels de formation agricole. Pour la Fnab, respecter l’objectif de 20% de bio dans les cantines sera un fort levier pour développer la bio. Enfin, il a rappelé qu’un plan « ambition bio » est en cours de préparation, ainsi que la loi d’avenir pour l’agriculture.

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