Le nouveau Réseau Deleplanque – Saaten-Union, issu du rapprochement commercial des deux semenciers éponymes, vise le Top 5 sur tous les marchés, ont indiqué le 12 octobre ses dirigeants.
« Être dans les cinq premiers acteurs sur l’ensemble des marchés » : telle est l’ambition à moyen-long terme défendue en conférence de presse par Eric Verjux (Deleplanque), président du directoire, et Rémi Lefebvre (Saaten-Union), directeur de l’activité Grandes cultures. Annoncé le 9 septembre, le rapprochement dans l’Hexagone entre Deleplanque (chiffre d’affaires 2021 : 140 M€ en consolidé, dont 60 M€ en France) et Saaten-Union (« une douzaine » de millions d’euros dans le périmètre du réseau) vise une croissance « de l’ordre d’une dizaine de pourcents » sur les segments où leur offre existe déjà. Un autre objectif est de « développer de nouveaux marchés », à savoir les semences de tournesol, soja, pois chiche, sorgho, plantes de service (notamment pour la méthanisation).
Une offre génétique multicultures
Le réseau, qui pèse 30 à 35 M€ de chiffre d’affaires, est organisé en deux pôles d’activité : Betterave et fertilisants, sous la marque Deleplanque, et Grandes cultures, sous la marque Saaten-Union. Il se présente comme le numéro trois de la semence de betterave (7 à 8 % de parts de marché), le troisième ou quatrième plus grand acteur dans le blé tendre (14 %). « Notre souhait est d’être meilleurs sur des marchés secondaires », à savoir l’orge, avec laquelle le semencier a « du mal à décoller », ou le triticale, ont expliqué les deux dirigeants. Deleplanque – Saaten-Union est déjà bien placé sur les marchés « tertiaires », notamment dans le seigle avec plus de 50 % de parts de marché.
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L’intérêt de ce rapprochement est de constituer « une offre génétique multicultures de premier plan », comme l’ont déjà les concurrents français Florimond Desprez, RAGT, ou allemand KWS, a souligné Rémi Lefebvre. Principalement ancré au nord de la France, Deleplanque profite désormais de la couverture nationale de Saaten-Union, notamment en Bretagne, dans le Sud-Ouest où il était absent. Les deux semenciers disent par ailleurs avoir une même analyse des défis de l’agriculture. Leur volonté est notamment de favoriser la diversification des assolements, proposer des cultures séquestrant mieux le carbone, des variétés plus rustiques face aux aléas climatiques.
Sur le dossier brûlant de la jaunisse des betteraves, « on est loin d’être démunis », affirment les dirigeants. Deleplanque dispose, grâce à l’intégration du semencier allemand Strube en 2018, de « variétés avec des gènes intéressants » en termes de résistance à la maladie : elles affichent « 7 à 10 t/ha de plus » par rapport à la moyenne du marché. D’autres, en phase d’enregistrement officiel, montrent « un très bon comportement » face à la jaunisse.