L’UFS (semenciers) a présenté, le 3 novembre, douze propositions aux candidats à l’élection présidentielle de 2022, leur demandant « une vision à moyen terme des politiques publiques, un soutien à l’innovation et un cadre clair pour la production de semences ». Sept à dix ans sont nécessaires pour sélectionner et produire de nouvelles variétés, rappelle l’organisation. D’où son appel à « développer une vision à moyen terme des politiques publiques », qui réclame un cadre réglementaire sécurisé, une suppression des distorsions de concurrence au sein de l’UE, une approche systémique. Et de tacler au passage des « surtranspositions réglementaires françaises ».
Les entreprises semencières, qui consacrent 13 % de leur chiffre d’affaires à la R&D, font aussi des propositions « pour soutenir l’innovation variétale ». Elles souhaitent notamment pouvoir utiliser l’édition du génome et être protégées d’actes de vandalisme « sous prétexte d’OGM cachés ». Une autre demande concerne la pérennisation du crédit impôt recherche.
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Il s’agit enfin de « garantir un cadre de production de semences conforme aux exigences de qualité ». « L’accès à l’eau reste un élément essentiel pour la multiplication de semences afin de garantir leur quantité et leur qualité », illustre l’UFS. Une autre proposition vise à « maintenir l’accès aux solutions de protection des semences en cas d’impasse technique ».
Pour appuyer sa démarche, l’UFS rappelle l’importance du secteur semencier. Il pèse 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La France est le premier exportateur mondial de semences. Cerise sur le gâteau, l’excédent commercial des semences et plants montre à fin mai une hausse de 5 % par rapport à mai 2020, atteignant « un nouveau record de 1 066 millions d’euros », a souligné le président Claude Tabel, lors d’une conférence de presse.