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Semences oléagineuses : les multiplicateurs soucieux de mieux travailler en filière

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L’Anamso (multiplicateurs de semences oléagineuses) a tenu le 28 février son AG autour du thème « comment mieux travailler en filière ». Une des préoccupations exprimées par les agriculteurs concerne le risque de délocalisation. Les chiffres avancés montrent notamment une explosion de la culture du tournesol en Ukraine : de 2,9 M ha destinés à la consommation en 2000, les surfaces ont connu un pic de 5,2 M ha en 2014. Il n’y a « pas vraiment de délocalisation », a nuancé Eric Devron, directeur général de l’UFS (semenciers), préférant parler de « segmentation ». Le marché ukrainien se décompose, selon lui, entre une agriculture extensive avec des variétés moins performantes et des semences de qualité inférieure, et un système intensif ayant recours aux importations d’Europe de l’Ouest. « Nos territoires nationaux restent privilégiés » par les entreprises semencières qui y trouvent « régularité, maîtrise de la production », a-t-il souligné.

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Autre sujet longuement débattu, celui des semences certifiées. Leur part représenterait 54 % pour la culture du soja. Une réalité prise en compte dans le projet de filière que mène l’interprofession des huiles et protéines végétales. « On ne peut pas laisser de côté les semences fermières », a déclaré Laurent Rosso, directeur de l’institut technique Terres Inovia. Elles seront soumises à une cotisation volontaire de 15 euros/ha au sein de la filière Soja de France, a-t-il annoncé. Royalties dont la collecte sera assurée par la Sicasov (Société d’intérêt collectif agricole des obtenteurs de variétés végétales). Mais encore faut-il convaincre les producteurs de payer : « On ne fera pas 100 % », a estimé l’ex-président de la Fop (producteurs d’oléoprotéagineux) Gérard Tubéry pour qui « une bonne pédagogie » sera nécessaire. L’Anamso a souligné l’importance de financer la recherche : « Si on ne défend les semences certifiées », on se prive de beaucoup d’« avancées », a déclaré le président Laurent Bourdil.