La direction générale du Trésor, dans une note mensuelle, cite une étude montrant le lien entre l’actionnariat commun et le degré de concurrence aux États-Unis. « Dans le secteur des semences, l’actionnariat commun expliquerait entre 6 % et 15 % de la hausse des prix des semences de soja, de maïs et de coton sur la période 1997-2017, et ce même en séparant les effets de la concentration du marché de ceux de l’actionnariat commun », peut-on lire dans Trésor-Eco de mars. L’actionnariat commun se définit par la détention, par un même investisseur, de participations minoritaires au capital social de plusieurs entreprises actives, et pouvant être concurrentes, sur un marché. Trésor-Eco rappelle qu’en 2017, dans le cas du rapprochement entre Dow et DuPont, la Commission européenne a considéré que la présence de participations communes importantes augmentait le risque que l’opération produise des effets anticoncurrentiels. Dans une enquête parue en août 2019, Agra Presse avait décrypté le rôle croissant des fonds d’investissement dans l’ensemble du secteur agroalimentaire, notamment par le biais de l’actionnariat commun.
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