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Edito Sensibilité

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À quelques jours de l’élection américaine du 4 novembre, la planète entière retenait son souffle. Non que les conséquences de cette élection – avec l’arrivée probable de Barack Obama à la Maison Blanche – soient connues et attendues. Dans les domaines agricoles en particulier, bien malin est celui qui peut tabler sur une inflexion de la politique américaine. Mais, et c’est peut-être plus important encore, c’est une sensibilité nouvelle qui est attendue au pouvoir. Une sensibilité qui ne sera pas sans conséquence, par exemple sur les relations avec les pays du tiers-monde, donc avec la question agricole, donc avec des négociations telles que le cycle de Doha à l’OMC. Largement accusés de ruiner l’Afrique noire cotonnière avec leurs subventions agricoles, les États Unis auront peut-être à cœur, avec leur nouveau président, d’adopter une attitude nouvelle. Barack Obama peut-il complètement oublier ses origines kenyanes, celles de son père qui devint un homme politique du Kenya ?

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Quel que soit leur président, les États Unis ont toujours et avant tout défendu leurs intérêts, stratégiques ou économiques. Cela ne changera évidemment pas avec le nouvel élu. Ici ou là, ils ne renonceront pas à des accords bilatéraux s’ils les jugent plus intéressants qu’un accord bilatéral. Mais l’intérêt national, en matière agricole, ne signifie pas toujours pouvoir inonder la planète de leurs produits ou de leur savoir-faire. Cela peut aussi coïncider avec le développement des partenaires commerciaux. Et puis, Barack Obama, s’il est élu et en fonction en janvier 2009, voudra montrer que quelque chose a changé dans la politique américaine. C’est bien ce qu’attendent bon nombre de pays pauvres, de pays émergents tout autant que de pays riches comme ceux d’Europe.