Depuis quelques mois, les difficultés financières des groupes Doux, Gad ou Spanghero, font la une des journaux, leurs sorts respectifs étant encore loin d’être scellés. On s’y était presque habitué, attendant seulement les conclusions des administrateurs judiciaires en charge de ces dossiers quant à leur avenir. Les raisons des difficultés des uns et des autres a été largement analysée et commentée et suscitait plutôt résignation et fatalisme face à la fragilité financière de bon nombre des entreprises contraintes à des plans sociaux. Les deux annonces de licenciements massifs faites cette semaine, par Marine Harvest et Wrigley sont d’un tout autre registre. Le producteur norvégien de saumon est leader mondial de sa spécialité, qui n’a cessé de grossir tout au long de ces dernières années par des acquisitions dans le monde entier. Il est actuellement engagé dans une bataille boursière, prêt à mettre 14 millions d’euros pour mettre la main sur son compatriote Cermaq. Quant au célèbre fabricant de chewing gum, il fait partie d’un groupe familial Mars qui pèse 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires et possède des marques emblématiques de chocolat et d’aliments pour animaux de compagnie. Les décisions prises par ces deux groupes ne sont pas liées à des difficultés de trésorerie mais répondent à de purs objectifs de gagner en rentabilité. Ils ne s’en cachent pas et avouent réorganiser leurs productions pour produire à moindres coûts dans d’autres unités du groupe et ne pas compromettre leurs marges sur des produits moins valorisés. Ils anticipent sur les évolutions de consommation et veulent s’y adapter en investissant sur des projets d’avenir. On peut déplorer la casse sociale, mais elle pourrait être plus dramatique, si les décisions étaient repoussées en espérant des jours meilleurs.

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