Le long feuilleton de la vente des 16 fermes Crafar, sous administration judiciaire depuis près de deux ans, touche à sa fin. Le ministre associé des Finances, Jonathan Coleman, a annoncé que le gouvernement avait donné son feu vert pour le rachat de ces exploitations par la société de Shanghai, Pengxin Group. Il aurait suivi en cela un avis favorable de l’OIO (office des investissements étrangers), en date du 20 avril et désavoué une décision de la Haute Cour de justice s’y opposant de février dernier, à la demande d’investisseurs nationaux. L’offre chinoise s’élève à 210 millions de NZD (130 millions d’euros), pour une superficie de 8 000 hectares. Cette vente soulève de nombreuses protestations dans le pays qui dénoncent une main mise des étrangers sur les terres nationales. On estime que 75% des Néo-Zélandais étaient opposés à cette vente. Jonathan Coleman a fait valoir que cette décision avait davantage d’aspects positifs que négatifs et rappelé que l’accord du gouvernement contraignait Shanghai Pengxin à investir 16 millions de dollars dans les fermes. Un discret lobbying de Fonterra a également pu jouer, car la coopérative dont le principal débouché est la Chine, prévoit également d’investir massivement dans ce pays, directement ou en partenariat, dans l’installation de fermes sur tout le territoire. Une grande partie du lait des fermes Crafar est également collecté par la coopérative, pour l’instant. Les Chinois sont déjà présents dans le lait en Nouvelle Zélande avec le groupe laitier Synlait, filiale de Bright Dairy qui a une usine d’une capacité de 3,2 millions de litres par jour, dont 340 000 tonnes de poudre et produit actuellement 500 millions de litres.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.