Les 359 entreprises du marché ont enregistré en 2003 un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros en progression de 2,4 % par rapport à 2002. La production a de son côté augmenté de 2,8 % dans son ensemble pour atteindre 1,294 milliard de tonnes. Face à cette année 2003 plutôt satisfaisante, les professionnels ont aujourd’hui peur de voir leur marge se réduire. Ils assurent que « si les matières premières continuent d’augmenter comme ces dernières semaines, les prix des charcuteries seront inévitablement revus à la hausse ».
L’année 2003 a été relativement satisfaisante pour les professionnels de la charcuterie. Le chiffre d’affaires de la filière a enregistré une augmentation de 2,4 %, soit un total de 6,5 milliards d’euros. La production a de son côté augmenté de 2,8 % dans son ensemble par rapport à 2002, pour atteindre 1,294 milliard de tonnes. Pour les produits traiteurs et les charcuteries-salaisons, la hausse se porte respectivement à 8,3 % et 1,7 %. Mais la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes (FICT), qui tenait son assemblée générale à Paris, veut éviter que les marges ne soient rognées après cette activité 2003 plutôt satisfaisante.
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Des prix à la hausse si les cours continuent à augmenter
En effet, la rentabilité du secteur n’a pas autant progressé que le chiffre d’affaires. « Le résultat net moyen des entreprises n’a augmenté que de 1,5 % en 2003», indique Robert Volut, président de la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes (FICT). Par ailleurs, malgré des prix à la baisse en 2003, la consommation de charcuteries à domicile a accusé une légère chute de 0,2 %. Face à ces éléments et à des cours du porc à la hausse depuis quelques semaines, Robert Volut a assuré que « les prix des charcuteries augmenteraient en cas de persistance de cette tendance », pour éviter ainsi aux industriels de la filière d’avoir à endosser les conséquences de la conjoncture.