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Transformation Sial 2012 : plus que jamais, la recherche de la compétitivité

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Le Sial 2012 a montré que professionnels et pouvoirs publics sont plus que jamais à la recherche de la compétitivité. Ce thème est ressorti tant à travers les visites des ministres et des questions qu’ils ont posées, que des conférences et des conversations tenues par les transformateurs sur les stands de leurs entreprises.

À quelques jours de la remise au gouvernement du rapport Gallois le 5 novembre, le Sial 2012 (21-25 octobre) a été plus que jamais un carrefour où professionnels français et pouvoirs publics ont cherché à relever les défis, notamment celui de la compétitivité. Cette édition du Sial, marquée par l’implication quotidienne de Guillaume Garrot, ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire, s’est soldée par une fréquentation en hausse de 10,2% par rapport à 2010 avec près de 150 200 visiteurs professionnels (contre 136 400 en 2010), dont 62,8% d’internationaux venus de 200 pays, ont indiqué les organisateurs à la fermeture du salon, le 25 octobre.

Nicole Bricq : le gouvernement étudie les facteurs « coûts et hors coûts »

Guillaume Garrot et la ministre du Commerce Extérieur, Nicole Bricq, ont fait une visite le 23 octobre au cours de laquelle ils se sont arrêtés plus d’un quart d’heure sur le stand d’Interbev et ont noté les données de la concurrence (coûts horaires comparés en abattoir entre la France et l’Allemagne) que leur livraient les professionnels de la filière de la viande. À l’issue de la visite, Nicole Bricq a déclaré que le gouvernement étudie les facteurs « coûts et hors coûts » de la compétitivité. C’est-à-dire non seulement les facteurs de coûts du travail, mais aussi les facteurs indirects, que sont l’innovation, la simplicité administrative, l’adaptation de la formation aux demandes des filières, la facilité à recruter. Et aussi, la lisibilité de l’offre française à l’export.
À propos de la lisibilité, sur les stands de Sopexa, agence de promotion alimentaire, et d’Ubifrance, l’établissement public qui accompagne les entreprises françaises dans leur développement à l’export, Guillaume Garrot a demandé que l’offre française fasse davantage « pavillon commun ». Cela n’induit pas forcément un rapprochement organisationnel de Sopexa et d’Ubifrance, mais cela suppose que le client étranger puisse identifier clairement la qualité française.

L’exemple du pavillon turc

Pour Cécile Bassot, directrice de Sopexa, mettre les entreprises et les organismes français sous une même bannière suppose surtout de se mettre à la place du client étranger, et de « comprendre qu’on a besoin de présenter une vision coordonnée » de l’offre française. « Plus qu’une coordination d’organismes, c’est une volonté de parler d’une même voix qui est nécessaire », a précisé Cécile Bassot.
Le pavillon turc était très visible lors de ce Sial, et il s’est dit sur le stand de Sopexa que la somme investie par les intérêts turcs pour ce pavillon est du même niveau que celui de la délégation de service public que reçoit Sopexa pour une année.
Cet exemple turc du travail commun entre l’administration et les entreprises a frappé les esprits. Les industriels exportateurs français demandent que l’administration soit solidaire de leurs actions sur les marchés extérieurs : « J’aimerais que nos attachés vétérinaires ne soient pas que des surveillants, mais qu’ils travaillent plus avec nous, et que nous tirions tous dans le même sens. Il a fallu quatre mois pour que la France envoie un document d’enregistrement de nos exportations au Vietnam », s’est exclamée Ginette Hénaff, directeur des relations internationales au sein de la société Hénaff, société finistérienne de production de pâtés et rillettes appertisés.

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