Une première étape avant la tenue d’un « forum phyto ». Voilà, en partie, ce qu’a constitué l’édition 2007 du Sifel (Salon international des techniques de la filière fruits et légumes) à Agen (du 13 au 15 mars). Les professionnels, très vigilants quant à la réforme de l’OCM fruits et légumes, le sont également sur les possibilités d’usage des produits phytosanitaires. François Lafitte, président du Sifel et du BGSO (comité économique fruits et légumes du bassin du grand sud-ouest) a aussi fait part d’inquiétudes en matière de mise en place de systèmes de cofinancement entre la profession et l’Europe. Il a demandé que celle-ci augmente sa contribution. Néanmoins il estime que cette réforme devrait être entérinée à la fin du mois de juin.
Si des conférences sur les énergies renouvelables et les biocarburants ont donné au Sifel une certaine tournure écologique, l’inquiétude s’est faite jour sur les restrictions d’utilisation de produits phytosanitaires. François Lafitte, le président du salon, s’est inquiété des conséquences de la nouvelle réglementation sur l’usage des pesticides et il a annoncé la mise en place, sur le plan national, d’un « forum phyto ». Non sans avoir souligné au passage « le faible soutien des administrations sur des dossiers aussi sensibles ». Ce forum mettra autour de la table des responsables nationaux, y compris des représentants du syndicalisme, et son animateur sera Jean-François Proust, du Cerafel Bretagne « qui est mis à disposition pour le suivi, et pour voir ce qu’il est possible de faire ». Le rôle de ce forum sera de tenter de rétablir les vérités en matière d’usage des produits phytosanitaires. « Il y a une perception négative de leur emploi, très peu de vérité scientifique, et des débats médiatisés et politisés », affirme François Lafitte. L’ambition est donc de coordonner les démarches en amont et le cas échéant, de définir un argumentaire. La démarche est dotée d’un budget de 80 000 euros.
Le président du BGSO déplore par ailleurs les conséquences de l’interdiction de certaines molécules, et cite en exemple le Sevin. La disparition de celui-ci (il jouait un rôle d’éclaircissant sur pommier) va grever les coûts de 50 % en accroissant lourdement les charges de main-d’œuvre.
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Autres dossiers : la réduction des financements et les centres régionaux d’expérimentation. Le grand Sud-ouest va ainsi étendre sa démarche de redéploiement déjà entamée sur la fraise à l’ensemble du secteur fruits et légumes. On se dirige vers le développement de trois sites principaux autour des lycées agricoles de Ste Livrade (Lot-et-Garonne), Capou (Tarn-et-Garonne), St Yrieix (Corrèze).