C’est donc le fonds d’investissement Butler Capital qui vient à la rescousse de France Champignon. De l’aboutissement ou non des négociations dépendait la survie du dernier opérateur de la filière champignon de Paris en France. Soumise à moult restructurations, valses de dirigeant et force pressions des banques, le groupe coopératif se devait de trouver un partenaire. Une alliance fut un temps envisagée une alliance avec Bonduelle, mais le numéro un européen du légume transformé, appelé en renfort, suggérait qu’il soit tranché dans le vif des outils industriels en France, dont il ne se portait du reste pas acquéreur. Devant le tollé général, il a jeté l’éponge. Il ne restait qu’un candidat en lice… Butler ne pourra pas faire l’économie d’une réduction des capacités. S’il en convient, il ne précise pas plus avant ses intentions. Les salariés des sites de Châtellerault et Thouars resteront donc sur le qui-vive. Une chose est sûre : en bon financier, le nouvel actionnaire souhaitera valoriser à terme son investissement, et fera ce qu’il faut dans ce sens. Déjà d’aucuns parmi les champignonnistes regrettent la perte de l’esprit coopératif. Tout comme dans la cession au chinois Chalkis des activités de transformation de tomates du Cabanon, le pragmatisme et le souci de sauver ce qui pouvait l’être ont prévalu.
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